Feeds:
Posts
Comments

Archive for August, 2018

“The improvements recently carried out there [at the Cobourg jail] have made this a capital and commodious
prison, and also a secure one. Nevertheless, I found on examining the records, that an
escape had taken plate a few weeks previous to my visit.

The blame of the escape mentioned is not due to any defect in the Gaol, but to the
imprudence of the authorities in employing prisoners to work outside in unprotected
situations, whilst they could be employed within the yard with perfect safety. 

In justice to the Gaoler it may be added that deeming himself in some degree to
blame for the escape mentioned, he offered a liberal reward for the recapture of the
prisoner, with what success I have not learned.

 A melancholy spectacle was presented here in the case of an entire family, the mother
and her five children, ranging in age from four to twenty-three years, undergoing imprisonment
at the same time, and not, be it observed, for being participators in the same
offence, but all, or nearly all of them, for some offence committed by each on “his” or
“her own hook." 

There was also another sad specimen of precocious thieving. An unfortunate child
between seven and eight years of age committed for stealing money out of a church – and
probably not the wretched urchin’s first essay – the act of unpremeditated impulse, or suggestion
of an older head. He had been suspected of having practiced the ” black art “ on
other occasions, and quite likely on his own instincts. It is to be hoped that the merciful
sentence awarded him will be one of many years in the Reformatory. 

From the large number of prisoners usually confined here, it is of much importance
that some systematized modes of employment should be provided.”  

– Inspector Terence O’Neil, “SEPARATE REPORT FOR THE YEAR 1864,” Annual Report of the Board of Inspectors of Asylums, Prisons &c for the year 1864. Sessional Papers of the Province of Canada, Sessional Papers No. 14, 29 Victoria, A. 1865.

 pp. 61-62

Advertisements

Read Full Post »

“La Guerre Du Cambodge,” La Presse. August 30, 1980. Page 01 & 07.

Notre reporter est allé dans le maquis

La survie d’un people

JOONEED
KHAN

(notre envoyé
spécial)


1

Une guerre totale de libération
nationale oppose depuis
plus de 20 mois le peuple cambodgien
à une armée d’occupation
de 250,000 Vietnamiens. On l’a appelée la 3e Guerre d’Indochine;
il serait plus juste de parler
de la Guerre du Cambodge.

C’est ce que j’ai constaté durant
les deux semaines tout aussi
émouvantes que mouvementées
que je viens de passer dans
la zone libérée de deux à 10 km
de profondeur longeant les 800
km de frontière avec la Thaïlande.

Dans cette région charnière
entre «les deux Asîes» — la brune
et la jaune — sur cette riche
terre de rizières et d’étangs poissonneux,
berceaux des civilisations
khmère, thaïe et chame, se
livre l’un des plus meurtriers
conflits de notre époque.

Ce conflit coincide, au niveau
global, avec la poussée soviétique
vers la Sud-est asiatique
pour contenir la Chine et pour
contrôler les voies maritimes
entre les océans Indien et Pacifique.
Mais de façon plus immédiate et plus urgente, c’est la
survie même du peuple cambodgien
qui est en jeu et, par conséquent,
l’existence même d’un
Cambodge souverain, car il est
déjà intégré de force, avec le
Laos (occupé par 60,000 soldats
vietnamiens), à une «Fédération
indochinoise» de fait, sous la
domination de Hanoi.

Or le peuple cambodgien — ce
qu’il en reste après la lutte contre
les Français, les répressions
sihanoukistes, les bombardements
US sous Lon Nol, les purges
et les massacres sous Pol
Pot, et maintenant l’occupation
vietnamienne — refuse de mourir.

La volonté
de combattre


Réduits à l’état de réfugiés
dans leur propre pays, forcés de
vivre de la charité internationale,
minés par le paludisme et la
famine, les centaines de Cambodgiens
de toutes les factions
que j’a i rencontrés et interrogés
ont tous exprimé, face à la terrifiante
machine de guerre vietnamienne,
une incroyable volonté
de combattre.

En envahissant le Cambodge
au mois de décembre 1978, Hanoi
prétendait «libérer» le peuple
khmer du «joug de Pol Pot»: en
réalité, l’invasion vietnamienne
a décimé un nombre incalculable
de Cambodgiens morts de
famine et de maladie dans une
fuite de plusieurs mois à travers
la forêt vers la frontière thaïe
quand ils n’étaient pas massacrés
sur place.

Elle a de plus chassé un demimillion
de Cambodgiens hors du
pays et plus d’un million d’autres
sont aujourd’hui massés le
long de la frontière thaïe, en territoire
cambodgien, dans un
chapelet de camps, de «villages
nouveaux» et de bases de guérilla
contrôlés par l’une ou l’autre
des quare factions de la Résistance
khmère.

Hanoi a déployé huit à dix divisions
(50,000 à 70,000 hommes)
dans cette zone, avec de l’artillerie
lourde, des chars et des véhicules
blindés, mais ses forces
restent cantonnées près des routes
asphaltées, no parvenant ni à
«nettoyer» ni à fermer la frontière.

Durant trois semaines, j’ai
parcouru plusieurs milliers de
kilomètres au nord et au sud de
la ville-frontière d’Aranyaprathet,
avec d’autres journalistes,
en taxi et à pied, passant la frontière
à différents endroits en
déjouant la vigilance de l’armée
thaïe et en prenant, face à l’artillerie
vietnamienne, les mêmes
risques que les Cambodgiens —
et les villageois thaïs d’ailleurs.

Phnom Malaï
tient toujours


J’ai passé des journées entières
à Nong Chan (sihanoukiste
— 50,000 réfugiés), à Nong Samet (Khmers sereï – 100,000 réfugiés)
et Nong Preu (Khmers
rouges — 60,000 réfugiés), dans
la province de Battambang.
Nong Preu se trouve au pied du
Phnom Malaï. Certaines agences
de presse avaient proclamé
la prise de cette région par les
Vietnamiens depuis plusieurs
jours: il n’en était absolument
rien.

N’ayant pu me rendre aux
camps des Khmers sereika (le
Front de libération dirigé par
Son Sann), à cause de leur éloigne
ment et de la sécurité militaire
thaïe, j’a i longuement interviewé
leurs représentants à
Bangkok, qui m’ont d’ailleurs
fourni une riche documentation
écrite et photographique.
J’ai également passé deux
jours dans un camp de la province
septentrionale d’Oddar Mean
Chey, en compagnie du premier

ministre Khieu Samphan, du
Kampuchea démocratique, de
deux ministres et de plusieurs
autres dirigeants du Front de
grande union nationale patriotique
et démocratique (FGUNPD )
et où j’a i visité deux villages et
assisté à des manoeuvres de la
guérilla.

Des centaines d’entretiens
avec les dirigeants et la population,
y compris les gens de l’intérieur
qui viennent à la frontière
au rythme de 100,000 par semaine,
en charettes à boeufs, à bicylette
et à pied, chercher des vivres
et acheter à prix d’or des
articles domestiques sur le marché
noir, un vaste consensus se
dégage sur les points suivants:

L’expansionnisme
des Yuons


• Les Yuons (terme péjoratif
signifiant «barbares» par lequel
les Khmers et les Thaïs désignent
les Vietnamiens), mêmes
communistes, restent les expansionnistes
qu’ils ont toujours
été: ils avalèrent le royaume du
Champa du 15e au 17e siècles
(l’actuel Centre-Vietnam) et le
Kampuchea Drom au 19e siècle
(l’actuel Sud-Vietnam); ils veulent
maintenant avaler le Laos
et le Cambodge.

• Hanoi mène au Cambodge une
véritable entreprise de colonisation,
chassant les Khmers qui
refusent de se soumettre, bloquant
ceux qui veulent rentrer,
cherchant à asservir ceux qui
restent par la force militaire et
l’arme alimentaire, installant
massivement des familles vietnamiennes
au Cambodge et
imposant la langue vietnamienne
dans les écoles et dans l’administration
HengSamrin;

• Le Vietnam, et plus précisément
la classe dirigeante de
Hanoi, est l’ennemie de la
nation cambodgienne et la guerre
de libération s’impose comme
la grande priorité nationale; les
diverses factions khmeres doivent
donc taire leurs divergences
politiques jusqu’à ce que le
dernier «Yuon » soit chassé du
Cambodge;

• Les quatre camps qui forment
la Résistance khmère souscrivent
tous à la résolution 3422 de
l’ONU réclamant le retrait total
et inconditionnel des troupes
vietnamiennes du Cambodge et
prévoyant, ensuite, la tenue
dans le pays d’élections libres,

au scrutin secret, sous la supervision
directe du secrétaire général
Kurt Waldheim. 

Le Vietnam embourbé

Je ramène enfin de ce voyage
dans le maquis cambodgien la
certitude que l’armée vietnamienne
au Cambodge est dans la
même situation que la puissance
US au Vietnam il y a moins de 10
ans: elle ne peut pas être vaincue
mais elle ne peut pas vaincre
non plus car elle a le peuple
cambodgien contre elle.

Hanoi est donc obligé de mener
une guerre classique, le long
des grands axes routiers et ferroviaires.
Incapable de
«khmériser » la guerre, il doit
maintenir sur place une armée
de 250.000 hommes. Parti e sur
une stratégie de «guerre éclair,
victoire éclair», la machine militaire
vietnamienne s’est enlisée
dans une guerre d’usure qu’elle
ne peut gagner à moins d’exterminer
le peuple khmer.

Et c’est ce qui confère une
urgence dramatique à une solution
politique rapide du conflit,
conformément à la résolution de
TONU, car les quelque cinq millions
de survivants cambodgiens
vont combattre jusqu’à la mort
plutôt que de se laisser subjuguer
par leurs puissants voisins
vietnamiens, dix fois plus nombreux
qu’eux.

Le Cambodge moderne 

Le Cambodge moderne
(couvrant une superficie
d’environ un huitième du Québec)
est ce qui reste de la magnifique
civilisation d’Angkor qui.
aux li e et 12e siècles, s’étendait
jusqu’au Siam (la Thaïlande) à
l’ouest, jusqu’au Laos au nord,
et jusqu’au centre et au sud Vietnam
à l’est.

Rogné presque simultanément
par le Siam et le Vietnam, il s’est
finalement limité, au sortir de la
2è Guerre mondiale, à des chaînes
de montagne encerclant la
vallée du Mékong et le Tonlé Sap
( l e Grand Lac ) où se concentrait,
jusqu’à l’invasion vietnamienne
de décembre 1978, plus
de 80 p. cent des sept millions de
Cambodgiens, vivant essentiellement
de la riziculture inondée.

De culture fortement indianisée
(la langue khmère, comme
le thai d’ailleurs, est apparentée
au sanskrit et au pali, et la religion
est le bouddhisme venu de
l’Inde), les Cambodgiens sont
très proches des Thaïs et des
Laos, mais totalement distincts
des Vietnamiens qui, eux, sont
de souche et de culture chinoises.

Au royaume du Cambodge,
devenu indépendant de la France
en 1953 sous le prince Sihanouk,
succéda avec le coup d’Etat
de 1970 la République khmère
du maréchal Lon Nol.

La victoire des communistes
en 1975 amena la création du
Kampuchea démocratique
(Kampuche a étant le nom du
pays en khmer et dénotant un
respect des minorités nationales
dont était dépourvue l’appellation
«République khmère» ) et
c’est ce gouvernement qui est
toujours reconnu par l’ONU.

Le Vietnam, qui renversa le
Kampuchea démocratique par
la force en janvier 1979, s’efforce
de faire reconnaître la
«République populaire du Kampuchea»
que lui-même a installé
à Phnom Penh.

Les factions
khmères

Cinq camps distincts occupent
présentement le paysage
politique du Cambodge, quatre
allant de la gauche à la droite
étant objectivement unis dans la
Résistance pour combattre le 5e
considéré comme traître à la
patrie et marionnette de Hanoi.

Il y a d’abord le Kampuchea
démocratique (KD ) groupant les
Khmers rouges (communistes)
mais aussi, depuis l’invasion
vietnamienne, des non communistes
comme le ministre de l’Economie
et des Finances
Thiounn Thioum, 56 ans, docteur
en droit (Paris), ex-universitaire
et homme d’affaires, qui fut
évacué de Phnom Penh en 1975
pour travailler dans une coopérative
de la province de KompongSpeu.

Estimant que l’impératif est
désormais la survie de la nation
kampuchéane, le KD, mettant le
socialisme en veilleuse, a créé
un Front de grande union nationale
patriotique et démocratique
(FGUN ) pour unir toutes les forces
du pays contre l’occupation
vietnamienne. C’est lui qui mène
véritablement la guerre de libération.

Les Khmers sereika

Il y a ensuite le Front national
de libération du peuple khmer
(FNLPK ) formé des Khmers
sereika (ce mot signifiant
«liberté» ) et présidé par Son
Sann, 69 ans, ancien gouverneur
de la Banque nationale et ancien
premier ministre de Sihanouk.
Ce front républicain et anticommuniste
compte quelques milliers
de combattants sous le
commandement du général Dien
Del, ex-officier lonnolien mais
éprouve des difficultés à trouver
des armes.

En troisième lieu, on trouve
les Sihanoukistes, quelques centaines
d’hommes mal armés qui
étaient groupés, au moment de
ma visite à leur camp de Nong
Chan début août, sous le commandement
de Kong Sileah, exofficier
de la marine royale, au
sein du Mouvement de libération
nationale du Kampuchea
(Moulinaka). Kong Sileah est
mort de malaria cérébrale deux
semaines après notre entretien.

Les Khmers sereï

Il y a enfin les Khmers sereï
(ou libres), manipulés par la
C IA et la droite militaire thaïe
depuis les années 1959, et qui ont
dégénéré en groupuscules armés
disparates sous les ordres de
petits «seigneurs de la guerre»
en perpétuel conflit pour le contrôle
du marché noir à la frontière.

Depuis l’attaque vietnamienne
du mois de juin contre le village
thaï de Ban Non Mark Moon et le
camp de réfugiés du même nom,
l’armée thaïe s’emploie à les
regrouper au sein d’un front
commun antivietnamien et les
Khmers rouges ont réussi à épurer
quelques-uns des groupes.

Le 5e camp est constitué par
les Khmers vietminh du régime
HengSamrin. Il s’agit de Cambodgiens
recrutés et formés au
long des 40 dernières années par
les Vietnamiens pour prendre le
contrôle de la lutte de libération
au Cambodge. Nombr e d’entre
eux, tel que Pen Sovan, l’homme
fort du régime Heng Samrin, ont
vécu presque toute leur vie à
Hanoi. Ils servent aujourd’hui de
caution à l’occupation du Cambodge
par l’armée vietnamienne.

Captions:

1)

Un maquisard khmer rouge lors des manoeuvres dans la province d’Oddar Mean Chey, dans le

nord-ouest du Cambodge.

Photo: Jooneed Khan, LA PRESSE

2) Cette carte, publiée en 1978 par le Kampuchea démocratique, montrait
la poussée vietnamienne à partir du nord vers le royaume du Champa
(avalé au 17e siècle) et le Kampuchea Krom (annexé au 19 siècle). Les
Vietnamiens sont aujourd’hui au Laos et au Cambodge, et menacent la
Thaïlande.

Read Full Post »

“L’UNE DES PLUS GRAVES AU CANADA – PRISE D’OTAGES: ENQUÊTE,” La Presse

August 30, 1980. Pages 01 & 02.

PAUL ROY

Le solliciteur général du
Canada, Robert Kaplan, a
institué une enquête dans le but
de connaître tous les détails qui
ont entour é la tentativ e d’évasion de lundi, au Maximu m Laval,
et la pris e d’otages de 12
heures qui a suivi.

L’enquête, qui devrait être
complétée d’ici à une semaine, a
été confiée à l’inspecteur général
des Services correctionnels
canadiens, Al Wrenshall, qui
tentera notamment de découvrir
comment 10 détenus de ce pénitencier
à sécurité maximale ont
pu se procurer des armes et se
retrouver tous ensemble après le
déjeuner, lundi matin. L’ex-policier
de la GRC devra également
formuler des recommandations
dans le but d’empêche r que des
événements semblable s se reproduisent.

Le Solliciteur général a déclaré
que Laval a vécu l’une des
«plus graves prises d’otages de
l’histoire du Canada».
De passage à St-Vincent-de-Paul hier après-midi, M. Kaplan
a loué la fermeté des autorités
pénitentiaires qui, en aucun
temps, n’ont accepté de négocier
avec les mutins, dont un a été
tué par un garde dès le début de
l’évasion ratée . «Ce ser a une
leçon pour tous les détenus à
travers le pays», a déclaré le solliciteur
général, de retour d’un
congrès sur la question des pénitenciers,
à Caracas, au Venezuela.

Selon lui, les pénitenciers canadiens sont plus sécuritaires
que jamais et aucun ne l’est plus
que le Maximum Laval. Pourquoi
toutes ces prises d’otages,
donc? Parce qu’ils représenteraient
également un danger plus
grand qui jamais.

M. Kaplan explique cette apparente contradiction de la façon
suivante: d’un côté, les
mesures sécuritaires sont de
plus en plus raffinées et le personnel
est de mieux en mieux
entraîné; de l’autre, la «qualité»
des détenus se détériore depuis
que l’on a commencé à infliger
des peines dites communautaires aux criminels ne représen tant pas un danger pour la société.

De plus, souligne M. Kaplan,
les détenus ne sont plus confinés
à leurs cellules 23 heures sur 24,
ils ont beaucoup plus de possibilités
d’en sortir pour travailler,
étudier, etc., ce qui augmente

d’autant les possibilités de faire
entrer des armes de l’extérieur
et de prépar r des évasions.

Le ministre affirme néanmoins que cette libéralisation est
justifiée sur le plan de la réhabilitation
et qu’elle ne sera pas
remise en cause. A l’inévitable
question sur la peine de mort, il
a répondu que rien ne prouvait
jusqu’ici que le châtiment capital
permettrai t de réduir e le
nombre de meurtres. «Si c’était
le cas, je voterais en faveur»,
d’ajouter le ministre.

En attendant, les neuf mutins
qui ont survécu aux événements
de cette semaine ont été transférés
au Centre de développement
correctionnel, le «super maximum»
d’à côté , et les 12 otages
ont pu retrouver leurs familles.

Read Full Post »

“Hostage-taking inquiry is likely to remain secret,” Montreal Gazette. August 30, 1980. Page 03.

By ELLEN McKeough
of The Gazette

An inquiry into one of ‘the most serious hostage takings in the history of Canada’ should be ready in a week – but it will probably never be made public, the solicitor-general of Canada said yesterday.

Robert Kaplan was touring the maximum security Laval Institute where a three-day hostage-taking ended Thursday.

He said yesterday the results of the investigation will not be made public because he refused to ‘publish blueprints of our prisons and our contingency plans.’

He does not expect that any one person will be held responsible for the 74-hour drama in which nien convicts held 12 people hostage in a desperate bid for freedom.

Kaplan has appointed Al Wrenshall, inspector-general of prisons and former RCMP chief superintendent, to find out how 10 convicts got outside the prison’s west gate.

While of the convicts was shot to death, the rest – including five convicted killers – were trapped against an outside wall and used 12 hostages for cover.

Kaplan, 43, called the incident the ‘most serious hostage-taking in the history of Canada.’

‘I am determined we are going to learned from this incident,’ the solicitor-general said.

The inquiry will also look into two recent escapes from the maximum-security jail at Dorchester, N. B.

Kaplan said longer sentences are a factor in the increased number of hostage takings incidents in prison becaue ‘they contribute to the desperation of the inmates.’

He said the peaceful ending of the latest incident swhows the ‘value of our hard-line policy’ of not negotiating with offenders.

The convicts surrendered Thursday morning after one of the convicts almost cracked under the strain and threatened to kill himself or someone else.

They laid down their revolvers and gave up their hostages at 10:30 a.m.

Freed hostages contacted yesterday by The Gazette refused to comment on their ordeal.

The hostage-takers will spend the next six months in solitary confinement at the nearby Correctional Development Centre.

Kaplan dismissed complaints from Edgard Roussel, one of the Laval convicts, that the ‘super-maximum’ security centre near Laval is ‘designed only to turn us into beasts, to develop killer instincts.’

The solicitor-general answered that the ‘prison officials can help…but the prisoner has to want to go straight…’

Roussel made the complaints in an open letter he sent to a member of Parliament in April.

The government plans to close the 107-year-old Laval Institute by 1986.

The prison has been condemned by at least three royal commissions of inquiry and one government subcommittee.

In the four years preceeding this latest incident, there have been four hostage-taking incidents at Laval. In one incident two years ago, a guard was killed as five inmates made an unsuccessful escape bid.

The prisoner’s plea that preceded incident
Edgar Roussel, one of our nine prisoners involved in a 74-hour hostage-taking at the maximum security Laval Institute this week, warned an MP four months ago that unless his prison conditions improved he would probably commit ‘a desperate act.’

‘I sense that something has broken down in the system and if no one intervenes on my behalf the worst can be expected,’ the 34-year-old convicted murderer wrote Mark MacGuigan from his cell.

‘The saturation point has been reached, the slightest incident could be the (spark), could lead to a desperate act.’

Roussel, serving two life terms for the killing of two men in a Montreal bar in 1974, wrote the appeal to MacGuigan – now the external affairs minister but formerly the head of a Parliamentary inquiry into prison conditions – last April while serving time in the ‘super-maximum’ security Correctional Develppment Centre, a separate facility not far from Laval Institute.

Roussel was sent there in March, 1978, after taking part in the longest hostage-taking incident in history of Canadian prisons at a provincial jail near St. Jerome.

‘For two long and interminable years I have not hugged my wife, my mother, or my daughter,’ Roussell wrote in the 2,500-word letter to MacGuigan, published in its entirety yesterday in Le Devoir.

‘And for two long years as well I have gone without seeing the light of the moon, the stars. To the most vile of animals this right is not denied.

‘In summer, it (the cell) is a cremation oven whcih is made intolerable by total inactivity. In the morning, a symphony of clearing of throats, of blowing of noses, of horase coughs to clear the respiratory system.

‘For nearly two years I have slept on the floor of my cell, my head resting at the bottom of the door to benefit from the small breeze, incomparable luxury.’

Roussel claimed that due to ‘a thirst for vengeance’ on the part of penitentiayr officials, he had been held in isolation longer than the two other convicts involved in the St. Jerome hostage-taking.

Roussel and the eight prisoners have been transferred back to the Correctional Development Centre for a period of at least six months as punishment for their role in the hostage taking.

Read Full Post »

“En attendant une autre prise d’otages,” La Presse. August 29, 1980. Page 06.

Jean-Guy Dubuc

La prise d’otages du pénitencier
de Saint-Vincent-dePaul
s’est terminée par la capitulation
des mutins. Le suspense
a cessé, le drame n’a pas eu
Ijeu. Il ne faudrait pourtant pas
oublier trop facilement ce qui
s’est passé et s’en laver les
mains.

Il faut se rendre compte qu’une
prise d’otages comme celle
que nous venons de connaître
est un signe de la détérioration
de notre société, de l’échec de
notre système de réhabilitation
et de la pauvreté de nos conditions
de détention. Il faut se rendre
compte qu’il devient urgent
d’apporter des changements
radicaux à notre système pénitentiaire
si nous voulons entretenir
un climat social capable de
nous protéger contre les éléments
qui mettent en péril la paix sociale.

Bien sûr, on peut être tenté de critiquer les autorités pénitentiaires et de leur imputer tout le
blâme. Souvent, les policiers ont
le goût de se révolter contre un
système qui permet aux criminels
de constamment remettre
leur propre vie en danger.

Quand un criminel peut recouvrer
la liberté pour quelques
heures, il est prêt à tout: le
meurtre ne lui fait plus peur.
Certains des détenus engagés
dans la prise d’otages de Laval
avaient déjà participé au meurtre
de policiers. Ils n’ont plus rien à
perdre et ils sont prêts à se rendre
au bout des possibilités
qu’ils s’approprient. On comprend
que tout le monde les
craigne. Mais on ne comprend
pas qu’ils aient pu concocter
leur projet, qu’ils aient été réunis
dans un même lieu, qu’ils
aient pu se retrouver dans un
même atelier et se procurer des
armes. Il est bien évident que les
autorités pénitentiaires auront à
répondre de plusieurs anomalies
qui ont permis cette prise
d’otages qui aurait fort bien pu
se terminer dramatiquement.

Les policiers ont raison de se
plaindre d’un régime de détention
qui ne les protège pas adéquatement
contre des condamnés
qu’ils doivent trop souvent
rattraper au risque de leur vie.
Ils sentent qu’ils doivent combattre
un système en même
temps que des hommes.

Quel système?

Laissons la réponse à M.
Jean-Paul Gilbert qui s’adressait
cette semaine aux chefs policiers
du Canada: «Il ne faut
pas se cacher, disait-il, que nos
prisons fabriquent des monstres.»

M. Gilbert est le responsable
québécois des libérations conditionnelles.
Il est celui à qui on
reproche, parfois, le fait que
certains prisonniers aient obtenu
trop rapidement une liberté
jugée dangereuse; il est aussi
celui à qui d’autres reprochent
de vouloir garder, derrière les
murs, certains prisonniers, de
ceux qui s’appellent «politiques»,
au-delà d’un temps que
l’on croit normal. M. Gilbert
connaît bien le système où il
garde et dont il libère les condamnés.
Et il considère personnellement
que ce système fabrique
des monstres.

C’est pourtant quand ces
«monstres» échappent au système
qu’il devient dangereux de
les trouver en liberté ou en position
de force avec des otages. 

Le problème réside dans la
nature même d’un système qui
tente, avec des erreurs nombreuses,
de protéger la société
contre des détenus qui ont «une
dette à payer» et qui paraît de
plus en plus incapable de remettre
à la société des individus qui
devront un jour, selon nos lois,
presque toujours retourner à
une vie sociale que l’on définit
comme normale. Notre système
s’emploie à punir, ce qui doit faire
partie de la peine. Mais il
n’apprend pas à vivre, ce qui est
pourtant partie essentielle de la
réhabilitation. En fait, tellement
de responsables des services
pénitentiaires refusent de croire
dans le seul mot réhabilitation
qu’il devient évident qu’on ne
sait miser que sur la peine.
Quand, en plus, on le fait maladroitement,
on fabrique des
monstres. 

Bien sûr, il n’existe pas de
solution miracle et il faut s’attendre
à ce qu’une partie des détenus
ne puissent jamais de leur
vie s’insérer normalement dans
la société qu’ils ont trahie. Mais
il y en a d’autres dont la société
a besoin. Ceux-là ont le droit de
vivre normalement un jour. 

Il faut laisser aux spécialistes
le rôle de présenter des solutions
de rechange face à la situation
actuelle. Il faut bien se
dire, également, que le Canada
ne représente pas le pays au
plus sombre tableau au chapitre
de la détention et de la réhabilitation.
Mais après palabres et
congrès, après réflexions savantes
et récriminations nombreuses,
on demeure toujours
au même point, avec des prises
d’otages et des évasions de plus
en plus dangereuses. En dehors
des aberrations de la Ligue des
Droits de l’homme, il doit bien se
trouver, quelque part, des intuitions
positives qui permettraient
à une société en évolution de
refaire sa pensée sur la façon de
survivre malgré tout. 

La solution peut se trouver
dans une plus grande collaboration
des divers groupes concernés,
dans un meilleur échange
avec la population et dans une
nouvelle notion de la détention.
Mais cela ne peut que suivre
une certaine hiérarchie des valeurs,
un amour de la vie et un
respect des personnes qui existent
de moins en moins.

Read Full Post »

«PRISES D’OTAGES
DANS LES PÉNITENCIERS – IMPUISSANCES DES AUTORITÉS, » La Presse. August 29, 1980. Pages 01 & 04.

MARTHA GAGNON

«Durant la prise d’otages, les neuf mutins ont souvent été à découvert et il
aurait été facile de tirer sur eux. Mais pas un seul instant nous n’avons voulu
mettre en danger la vie des otages. L’armée a beau être là, les centaines de
tireurs d’élite aussi, nous ne pouvons rien faire dans de telles circonstances.
C’est terrifiant.»

Ce commentaire,
le directeur régional des communications du service des pénitenciers, M. Guy
Verreault, Ta fait hier matin peu de temps après que les mutins se furent
livrés aux autorités, sans aucune violence et sous un soleil radieux.

Un dénouement
heureux après plus de 72 heures d’attente, de tension, de fatigue et de
souffrance.

Les personnes qui
ont été détenues en otage sont en bonne santé. C’est du moins ce ou’a affirmé M
. Verreault qui a nié la rumeur voulant que l’un des hommes ait été victime
d’une agression sexuelle. Après leur libération, sous la protection de la
police, les otages sont rapidement allés rejoindre parents et amis. Dans la
cour du Centre fédéral de formation des gardiens, face au pénitencier de St-Vincent-de-Paul,
on pouvait voir défiler des membres des familles qui venaient d’apprendre
l’heureuse nouvelle. Une jeune femme, le visage empreint d’émotion, tentait de
se frayer un chemin parmi les journalistes et photographes. Ces derniers ont
vit-.’ été “cartes de l’endroit pour préserver l’intimité des gens.

Paul Gingras, 33
ans; John Niewerth, 50 ans: Denis Protean, 16 ans: Marcel Bougie, 46 ans; Marc
Saindon. 21 ans; Denis Morin, 22 ans; Serge Michaud, 34 ans; Jacques Pinet, 39
ans; Michel Grenier, 24 ans; Marcel Ostiguy, 62 ans et Daniel Vézina se
souviendront longtemps des trois jours d’angoisse qu’ils ont vécus dans la cour
du pénitencier, sous le soleil et la pluie, le jour et la nuit, sans boire ni
manger.

«Ces gens-là ont
été courageux et je puis vous dire qu’une prise d’otages c’est quelque chose
d’absolument épouvantable», ne cessait de répéter M. Guy Verreault, qui
paraissait plus décontracté devant la tournure des événements. Il garde
toutefois un goût amer de cette expérience, la plus pénible qu’il ait eu à
vivre, a-t-il dit.

Les mutins conduits au centre de développement
correctionnel
Le drame a pris fin
lorsqu’un des mutins, Denis Labelle, s’est mis à marcher nerveusement vers les
tireurs d’élite postés sur les remparts pour annoncer qu’il désirait se rendre.

Peu après dix
heures, les neuf mutins remettaient donc leurs armes: un magnum 357, une arme
de calibre 25, une carabine de calibre 7 mm et plusieurs armes de fabrication
artisanale. Roger Duhamel aurait été le premier à capituler ainsi. Les autres
détenus l’ont imité en jetant leurs armes vers une clôture. Les mutins n’ont
manifesté aucune réticence lorsqu’on leur a demandé d’enlever leurs vêtements
avant de retourner aux cellules.

Sans issue
Le directeur du pénitencier. M. Pierre Viau, n’a pas confirmé ni démenti la
rumeur à l’effet que l’un des mutins aurait menacé de se suicider plutôt que
d’abandonner.

«Ils savaient
depuis le début que leur situation était sans issue. Ils savaient qu’ils
n’obtiendraient rien. Ils savaient que les négociations ne déboucheraient sur
rien.» Voilà comment M. Viau explique la réaction des mutins. Ils n’avaient
plus d’autre choix que de se rendre.

L’évasion ratée
de lundi s’est transformée en prise d’otages. Devant l’impossibilité de fuir
comme ils l’avaient comploté, les neuf détenus, pris de panique, ont pris en
otage les gens qui se trouvaient sur leur passage. Ces événements sont survenus
après l’heure du déjeuner au moment où le camion de rebuts de la Société
sanitaire Dumas ( lequel vient chaque jour) est entré dans l’enceinte du
pénitencier. Des employés de cette compagnie ont d’ailleurs servi d’otages.

Selon le
directeur du pénitencier, les détenus, lorsqu’ils étaient encore à l’intérieur
du pénitencier, étaient déjà en possession de leurs armes. On ignore toujours
de quelle façon ils ont pu se les procurer. C’est là le grand mystère que
l’enquête policière tentera d’élucider. On se souviendra que l’un des mutins a
été abattu par les gardes des le début de la prise d’otages.

Concernant la
présence de l’armée mercredi soir, M. Viau a simplement précisé qu’il
s’agissait là d’une «action normale». D’après lui, en aucun temps les détenus
n’ont été avertis de la présence d’une vingtaine de soldats et des blindés qui
sont demeurés éloignés de l’endroit où étaient détenus les otages.

Au «super-maximum»
Un fois menottes, Edgar
Roussel, 34 ans. qui n’en était pas à sa première prise d’otages; Roary Shane,
29 ans: Michel Marineîlo, 33 ans; Robert Pelletier, 28 ans; Roger Duhamel, 33
ans: Denis Labelle, 23 ans; Thomas Guay, 38 ans; Ronald Allain, 32 ans, et
Robert Imbeault, 31 ans, ont immédiatement été conduits au bloc cellulaire CDC,
le centre de développement correctionnel à sécurité super-maximum où ils seront
gardés pour une période d’au moins six mois. Il s’agit d’un endroit où là
liberté est limitée au maximum; les grillages et les barreaux sont peu
nombreux. Environ 170 hommes y vivent.

Dans la cour du
pénitencier, entre deux grands bâtiments, les journalistes ont pu voir hier les
«restes» de cette prise d’otages: des vêtements sales, un étui à lunettes, des
souliers, des canettes de boissons gazeuses, des poubelles, et des bombes
lacrymogènes dont les gardiens se sont servis lundi matin. D’ailleurs, une
fumée qui a fait pleurer plusieurs journalistes se dégageait encore vers midi,
hier.

Un échec
Selon le criminaliste Me Robert LaHaye qui a discuté avec quatre des mutins
dans la nuit de jeudi, il était évident que les neuf hommes savaient que leur
sort était scellé. Tous étaient résignés même s’il y a eu quelques
tiraillements avant la décision finale et irrévocable. Pour eux, il s’agit d’un
échec. Le rêve de l’évasion n’est pas devenu réalité.

Pour M. Verreault, les récents événements montrent une fois de plus
l’impuissance des administrations pénitencières. Que faire? En fonction depuis
deux ans, le directeur de St-Vincentde-Paul, M. Viau, lui, ne sait pas quelle
solution il faudrait utiliser. Pour l’instant, il ne pense qu’à se reposer…

Sur le trottoir, devant le pénitencier, des curieux s’interrogeaient sur
l’avenir des neuf détenus. Un homme a lancé cette phrase: «Ils ne méritent mémo
pas de vivre en prison».

Pictures:

Top right:  “Soulagé mais en état de choc.”

Serge Michaud,
agent de détention âgé de 36 ans, l’un des huit otages qui ont été libérés hier matin
après un drame qui aura duré plus de 72 heures,
était en état de choc et complètement exténué. Des
employés du pénitencier l’ont aidé à sortir tout en
tentant de le soustraire aux regards des curieux.
Après avoir été examiné par un médecin, il a pu rentrer
dans sa famille. Photo: Paul-Henri Talbot. LA PRESSE.

Bottom:
Les «restes» de la prise d’otages: des vêtements, des poubelles,
des bombes lacrymogènes et des murs de prison qui ne parleront
jamais. C’est dans cette cour que les mutins ont gardé leurs otages
prisonniers durant 72 heures. Photo: P.-H. Talbot, LA PRESSE.

Read Full Post »

“Laval jail’s 74 hours of terror: The timetable of tension and patience,” Montreal Gazette. August 29, 1980. Page 02.

How Quebec’s biggest hostage drama began…and ended

By ANTHONY WILSON-SMITH and FREDERICA WILSON of The Gazette

Monday, Aug. 25
8 a.m.: In a desperate escape attempt, 10 prisoners armed with at least four guns and several home-made knives jump four unarmed instructors in the welding shop at the Laval Institute.

Taking the instructors hostage, the convicts, six of them killers, burst out of the prison into yard between 30-foot prison wall and surrounding 15-foot wire fence.

They try to hijack a garbage truck, but are met by a hail of bullets from guards in the prison tower. A convict, 44-year-old ohn Conneary, is shot and killed. The remaining nine grab eight more hostages, including two from the garbage truck.

Placing the hostages as a shield, the prisoners spend the day pinned down along the wall. They demand drugs and a truck for a getaway, but prison officials refuse to deal and ring wall with sharpshooters. The convicts keep captives at gunpoint and knifepoint.

12 noon: Prison officials release the names of the convicts. All but one are serving life sentences.

11:42pm: Prison official Guy Verreault  announces names of hostages. All but two, the garbage truck drivers, are prison employees. The youngest is 16, the oldest, 62.

Verreault tells reporters that prison officials won’t give in to any of the demands of the convicts. ‘They have to come to us. When you give something, you have to get something in return,’ he says.

The convicts and their hostages spend the night outdoors along the prison wall while the police sharpshooters keep floodlights and guns trained on them.

Tuesday, Aug. 26
Negotiations continue through the night until 4 a.m. and resume at daybreak for about a half-hour.

Verreault calls the situation a standoof and says no food or drink will be provided until some hostages are released. Neither the prisoners nor the hostages have eaten since early Monday.

Meanwhile, families of hostages have been moved into a pavilion across the street from the main entrance to the prison, and a direct telephone line is installed to the prison command post to keep families informed of developments.

10 a.m.: The first break in crisis comes after than 24 terror-filled hours when Marcel Ostiguy, 62, oldest hostage, is freed in return for a sandwich and soft drink for each convict and captive.

Ostiguy, who has a heart condition, is taken to the prison clinic. He is said to be tired, having spent the night sleeping sitting up. A member of his family, contacted by the press, has no comment.

Negotiations between Roger Duhamel, leader among the convicts, and prison officials, break off when request for shelter is turned down. It behins to rain at mid-day and the hostages and convicts spend the rest of the day and all of Tuesday night huddled against the wall without blankets or food.

Wednesday, Aug. 27
The convicts smash barred windows of clothing storehouse and spend early part of the day building a blind out of shirts to hide from police riflemen, but sharpshooters say they can still see them.

As day wears on, prison officials say tension appears to be easing between prisoners and hostages. Verreault says they seem to be talking more, and occasionally a hostage and convict pace together.

3:30 p.m.: Talks between convicts and jail officials resume for the first time since 10 a.m. Tuesday.

10:35 p.m.: In a show of force, two Canadian Armed Forces armoured personnel carriers and busload of armed troops arrived at the top security institute. There is speculation that the move is primarily a show to wear down the prisoners, who have had nothing to eat or drink since 10 a.m. Tuesday and are cold and drenched from an evening-long downpour. But prison officials won’t say why thye asked for the armored vehicles or what they will do with then. A forces officials says there will be no troop assault, and the soldiers are held on stand-by.

11:30 p.m.: In telephone interview Verreault tells reporters he is ‘very optimistic’ the hostage-taking will end soon. Negotations have been going well, he says.

12 midnight: At the request of the hostage-takers, Robert Laffaye arrives to join the negotiations. He had been a go-between in other hostage episodes and was lawyer for one of the convicts, Edgard Roussel.

Thursday, Aug. 28
2:25 a.m.: Verreault holds hasty press conference in parking lot across from prison entrance and says end of the drama ‘could be only hours away.’ He says tension ‘has greatly lessened.’

For the first time since Tuesday morning, the prisoners are granted a request: Coffee and cigarettes.

Verreault says presence of armed troops and armored vehicles is not show of foce but ‘a normal relief measure for our own guards in this type of circumstance.’

3:45 a.m.: The first of the 11 remaining hostages is released. Prison driver Marcel Bougie, 46, is taken to pavillion where relatives have been waiting since Monday. Appearing wan and tired, swathed in a blue blanket and supported on both sides by prison officials, he is whisked past reporters. A second hostage, Marc Saindon, 21, also slips by unnoticed.

4:05 a.m: Sixteen-year-old Denis Proteay – released at the same time as Bougie and Saindon – arrives at the pavilion, accompanied by lawyer LaHaye. He says the prisoners are no longer threatning the hostages: ‘They now they’re at a dead end,’ he adds.

After tearful reunion with families, the released hostages are examined by doctors and pronounced ‘tired but stressed.’ LaHaye says there were released with no condintions attached. He calls their release ‘a gesture of good faith’ on part of convicts.

9:30 a.m.: Unidentified prisoner breaks down, weeping. He threatens to kill soemone or commit suicide. Authorities call in a marksman with a .308-calibre rrifle and telescopic sight while an office in command post tells other sharp-shooters: ‘If one of the inmates shoots himself, don’t open fire.’

10:15 a.m.: Reporters are told that the convicts have agreed to surrender their four revolvers, and deposit them near outer fence. Officer at scene reports to command post: ‘They have no more guns and they want to let go of the hostages. Do we take them?’

He is told: ‘Get someone responsible to pick up the guns, and make sure they don’t touch them.’

Marksmen are withdrawn to a more distant position while the convicts surrender  and lay down their guns. Duhamel, 33, is last to surrender, dressed only in underwear.

10:39 a.m.: ‘Cest termine – it is ended,’ an officer shouts over the communication system. Ambulances take hostages to pavilion and waiting relatives and doctors.

Slightly more than 74 hours after it began, the largest hostage-taking in Quebec comes to peaceful end.

Read Full Post »

« Newer Posts - Older Posts »