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Posts Tagged ‘failure of rehabilitation’

“12 autres années de bagne pour Racine,” La Presse. November 21, 1980. Page A4.

Les tribulationsjudiciaires de Denis «Poker» Racine, 24 ans, en marge de toutes les frasques qu’il a commises ces derniers mois, bien qu’il ait été en prison depuis près de quatre ans, font partie de l’histoire ancienne depuis sa condamnation à 12 années additionnelles de bagne par le juge Jean-Guy Boilard, en Cour criminelle de Saint-Jérôme.

Cette peine, qui est consécutive à toute autre que peut purger Racine,vient de lui être imposée après qu’il eut été reconnu coupable, au terme du procès qu’il a subi au début du mois, pours a participation à une prise d’otages qui a duré 57 heures, au pénitencier Archambault de Sainte Anne-des-Plaines, en septembre 1979. 

Enprononçant cette sentence qu’il a qualifiée de sévère, le juge Boilard a expliqué qu’il avait pris en considération l’important rôle qu’avait tenu «Poker» Racine au cours de l’événement. L’un des trois mutins qu il’accompagnaient, Pierre Thibault, âgé de 20 ans, avait notamment été acquitté, après qu’il eut été établi qu’il avait justement été forcé par Racine à prendre part à la mutinerie.

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“Racine s’était évadé du
Palais de Justice avec
un otage: 4 ans de bagne ,” La Presse. October 1, 1980. Page H-12.

Denis «Poker»
Racine, le jeune
homme de 21 ans qui
avait réussi à s’évader du Palais de justice,
le 21 mars dernier,
alors qu’il plaidait lui même sa cause devant
la Cour d’appel,
et en séquestrant
momentanément une
femme greffier en la
menaçant d’un couteau,
a écopé d’une
peinte totale de quatre années de pénitencier,
hier, devant le
juge Guy Guerin.

En prononçant cette
peine, le magistrat
avait souligné qu’il
fallait comprendre,
sans qu’il soit excusable,
l’esprit de revolte
de ce jeune homme
qui avait quitté le
domicile familial à
l’âge de 12 ans, pour
ensuite être «trimballe»
d’institution en
institution, et finalement
aboutir à Pinel,
au moment de sa
majorité.

«Très certainement
que la Société a lt
droit de demander
protection aux tribunaux
dans des cas de
ce genre, de dire le
juge, mais on doit
également convenir
qu’elle récolte les
fruits amers qu’elle a
semés, l’accusé ayant
le droit, lui aussi, de
poser la question:
«Qu’avez-vous fait
pour moi. alors que
j’avais douze et quinze
ans».

Avant que le tribunal
ne se prononce
définitivement sur
son cas. Racine avait  voulu lui-même rappeler que sa situation
avait dramatiquement changé il y a
une dizaine de jours à
peine. Et pour le
mieux, cette fois.

Alors qu’il purgeait
une peine de prison à
vie pour meurtre au
premier degré (celui
d’un adolescent à qui
on avait voulu voler
son veston de cuir, à
la Place des Nations),
la Cour d’appel avait
modifié le verdict,
pour meurtre au second
degré, et sans
recommandation
quant à la période de
détention minimale
qu’il devra purger.

«Je considérais la
première peine comme
inhumaine, dit-il.
Je ne serais sorti du
bagne qu’ à 16 ans.
Mais, aujourd’hui, je
puis envisager d’être
libéré dans environ
six ans. Ce n’est plus
la même chose, j’ai
repris espoir, et j’espère aussi que vous
n’ajouterez pas vous même
à ce châtiment
déjà lourd.»

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“«Poker» Racine en voie de réhabilitation?” La Presse, September 20, 1980. Page F-28.

LEOPOLD  LIZOTTE

Denis «Poker » Racine, 24 ans, déjà douze
années de démêlées avec la justice derrire
lui. ballotté tout au long de son adolescence
d’une maison de correction à une autre, pour
finalement aboutir à Pinel et au bagne, aurait-il
compris, au cours des dernières heures,
que les juges n’étaient pas nécessairement
rancuniers, et la justic e fatalement
vengeresse? 

Airs qu’il y a quelques mois, il n’avait
apparemment en tête qu’un projet, celui de
quitter le pénitencier par tous les moyens,
hier, il a reconnu sa culpabilité à trois accusations
graves qui lui vaudront peut-être
deux ou trois autres années, à cet endroit.

Et le jeune homme super-agressif qui
avait fait pied de nez à la cour et aux autorités
policières, le 24 mars dernier, avait même
un certain air de repentence, lorsqu’il a reconnu
s’être évadé de la Cour d’appel en pointant
un «pic» sur la gorge d’une greffière pour
sortir de la sall e d’audienc e sans ennuis,
après avoir «désatmé» un garde, et quitter le
Palais de justice dix-sept étages plus bas,
après avoir retenu son otage pendant tout ce
temps.

Que s’est-il donc passé entre-temps?

C’est très impie, pourrait-on dire.

Lundi, son avocat. Me Dominique Talerico,
de l’Aide juridique, plaidait justement
devant cette même Cour d’appel son pourvoi
contre la condamnation à vie qui lui avait été
imposé e pour le meurtre, commis en 1977,
d’un adolescent à qui l’on avait voulu voler sa
veste de cuir.

L e verdic t du jury en avant été un de
meurtre au premier degré, il faisait face à la
détention ferme pour vingt-cinq ans.

Mais devant trois juges du plus haut tribunal
québécois, différents il est vrai de ceux
qui avaient ét é témoins de son évasion du
printemps, il plaida que la préméditation
n’avait pas ét é été prouvée , dans ce cas, et
que, partant, c’était un verdict de meurtre au
deuxième degré qui aurait dû être rendu.

La cour se déclar a du même avis, et la
condamnation fut conséquemment modifiée.

Restait à déterminer la sentence. Ou, tout
au moins, la durée minimale ce celle-ci.

Jeudi, les trois magistrats décidaient
donc, dans un autre temps de ne prononcer
aucune ordonnance, sur ce sujet. Ce qui veut
donc dire que Racine, au mieux-aller, pourrait
être remis en liberté après dix années
seulement de sa peine à perpétuité.

Et, selon son avocat, c’est ce qui a tout
changé.

Alors qu’il voulait combattre, et tout seul
au besoin, les accusations à la preuve aussi
évidente que suabondante, la double décision
de la Cour d’appel semble avoir tout changé
chez lui, a-t-il dit hier au juge Guérin.

Ce n’est plus le jeune homme qui faisait,
face à un quart de siècle au bagne, et qui n’a
pratiquement rien à perdre.

Il peut maintenant espérer.

Quant au procureur de la Couronne, M e
Contran Chamard, il n’a aucunement
«chargé» contre le prévenu qui, pendant deux
jours, avait été littéralement considéré
comme l’ennemi public no. 1, dans la métropole,
avant qu’il ne soit coincé dans une luxueuse
chambre de l’hôtel Bonaventure, où sa
bombance avait pris fin plus rapidement que
prévu.

Il a réclamé une année de détention pour
son évasion, deux autres pour la séquestration
de la greffière, et une autre pour avoir
tiré un coup de feu dans l’un des murs de
l’austère salle d’audience principale du plus
haut tribunal québécois.

Ces peines seront-elles concurrentes entre
elles? Ou s’ajouteront-elles à la peine à vi e
qui peut prendr e fin après dix ans, maintenant?

C’est ce que le juge Guérin décidera le 30.

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“On August 21, the prisoners at the Central Nova provincial jail in Burnside launched a peaceful protest, in solidarity with a nationwide prisoner strike in the United States, to call for basic improvements in health care, rehabilitation, exercise, visits, clothing, food, air quality and library access. The protest is ongoing.

East Coast Prison Justice Society stands in support of the Burnside prisoners’ efforts to alert the public to their urgent concerns. These concerns speak to ongoing gaps between provincial correctional practices and the fundamental human rights accorded to prisoners under both domestic and international law.

Among the concerns identified by the prisoners is lack of access to health care, including for serious mental or physical illness. This is an ongoing crisis at the Burnside jail compromising the lives and safety of some of the most vulnerable members of our communities. Lack of programming responsive to addictions and other problems directly relevant to criminalization and community re-integration is another urgent issue that the prisoners have legitimately brought forward.

A disproportionate proportion of provincial and federal prisoners are Indigenous or Black. Most are poor. Many struggle with addictions and mental health problems. A full 57 percent of those held in provincial correctional facilities in Nova Scotia are awaiting trial and therefore are presumed innocent. Some are held for months or even years prior to trial. All of these prisoners experience serious threats to their health and safety in our provincial facilities.

The provincial auditor general has been highly critical of Nova Scotia corrections for its failure to comply with Department of Justice policy, including policies on the authorization and review of solitary confinement. The auditor general has recommended adoption of quality assessment processes to identify systemic problems before major incidents occur. That recommendation is consistent with the federal government’s stated intention to ratify the Optional Protocol to the UN Convention Against Torture, which requires domestic processes for inspecting places of confinement. This is one of many measures required in order to address the problems that the Burnside prisoners have raised.

The prisoners at Burnside have shown a willingness to find common ground with staff, who similarly want better conditions including improved access to health and programming for prisoners. Through this peaceful protest, the Burnside prisoners have invited the province to show that it is listening.

We ask the ministers of Justice and Health: How do they propose to show that they are listening? How do they propose to demonstrate their commitment to ensuring that conditions of confinement are improved to meet basic human rights standards?

East Coast Prison Justice Society encourages government to publicly commit to a set of concrete measures through which it will respond to the concerns of the prisoners at Burnside and throughout the province.”

– East Coast Prison Justice Society, “As prisoners protest, is the province listening?The Coast, September 5, 2018.

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This column was written by an inmate at Burnside jail, as told to prisoner advocate El Jones. The writer’s name has been withheld to ensure his personal safety, and to protect the identity of his children.

A comment I heard on CBC Radio recently, made by someone who had been sentenced time and time again to the Central Nova Scotia Correctional Facility, resonated deeply with me:

“This facility gets worse and worse every time I come back.”

Another brother stated, “When you’re housed in this facility to be rehabilitated but instead you’re warehoused like merchandise, your government has failed you.”

The truth in these comments is real to me, even though it’s my first time being incarcerated. I personally feel that the public should be very much concerned with what has taken place inside the Burnside jail, because it is they, as taxpayers, who keep these doors open.

“Rehabilitation” and “transparency” are two words that should never be used in describing this facility. The bare necessities required for a healthy and productive life aren’t being provided here. Every time you can’t get a towel, a change of clothes, or a pair of shoes your size — “your government has failed you,” as my friend said.

Conditions at Burnside

Last Sunday, as we listened to callers to CBC tell us that we don’t deserve breathable air because if you “do the crime, you do the time,” three new people came onto our range without clothes, shoes or a towel to even take a shower. People have been assigned to this range without a change of underwear, or a mattress and without even a radio to pass the time.

It’s hard to even get a Tylenol, never mind medical treatment. I’ve seen people with diabetes and asthma not get the medication they need. If you don’t believe us about the conditions in here, you should believe the auditor general’s reports, or even what staff who work here have been saying.

There hasn’t been any programing for months, and we’ve been locked down for 23 hours per day. We are guaranteed time outside in accordance with the Corrections Act, but it only seems to matter to people that you get punished for breaking the rules when it’s our rights that are being violated.

We must also keep in mind that the majority (around two-thirds) at Burnside are here on remand. They, in the eyes of the law, are innocent until proven guilty. And those who are here who have been sentenced, well, they then have been sent to Burnside as punishment, not for punishment.

Our children are certainly innocent, and yet they can go years without even touching us, because they have to visit us behind glass. Most people don’t let their children go through that.

We are still human beings.

This is why we at Burnside are engaged in a peaceful protest. Through it, we hope to spread awareness of our plight, and raise the voices of the voiceless through solidarity with the communities we’ve come from, as well as activists who hear our call for dignity and constitutionally appropriate treatment.

We are making sure that nobody is confrontational with the guards because we want this to remain peaceful. Since August 19, when we released our statement, no one on the range has received a single disciplinary infraction. We are keeping ourselves calm and ordered because we want our non-violent message to be carried by those outside in solidarity with us.

Getting eyes on Burnside

The old ways of conversation, complaints, petitions and negotiations no longer work, and we want to avoid the violence of past protests. In those cases, people might refuse lock up, or damage property, but our protest is principled.

Through our outside support network, we decided to take a different approach, which has gained national and global attention. Right now, across the country, a lot of eyes are on Burnside — perhaps more than ever before — and so before the next “hot” news hits the papers, and the attention shifts to the next “hot” story, we hope to gain some traction in addressing some of the serious issues of our current situation.

We strikers want to send a big token of appreciation to all those who are in solidarity with us. Those who have spoken on our behalf, and shared our story. And for those still on the fence, it’s important to remember the words of Nelson Mandela: “It is said that no one truly knows a nation until one has been inside its jails. A nation should not be judged by how it treats its highest citizens, but its lowest ones.”

– “I’m a Burnside jail inmate, and also a human being. Here’s why you should care about our protest,” CBC News. September 4, 2018.

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“It became increasingly apparent that the continuing problems of imprisonment – its failure to deter, to reform, to reduce criminality, etc. – were characteristic of the prison itself and not merely accidents of a flawed administration.”

– David Garland, Punishment and Welfare: A History of Penal Strategies. Aldershot: Gower, 1985. p. 60.

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“It has been said that in prison all men are equal; but their natural inequalities are not removed by putting men in custody; they are only ignored; and prison treatment, being uniform, is therefore unequal treatment of individuals.”  

– James Devon, Glasgow Herald, 29 January, 1908.

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