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Posts Tagged ‘la sûreté’

“Paul-Emile Beaulieu fera

vingt ans de pénitencier,” Le Soleil. October 21, 1938. Page 27.

Le juge Thomas Tremblay a condamné aujourd’hui, à
20 ans, de pénitencier Paul-Emile Beaulieu, le plus
vieux des frères Beaulieu qui tentèrent un vol à main
armée à Beaupré.

POUR VOLS ET ASSAUT

Le plus vieux des frères Beaulieu
qui tentèrent un vol à main armée
à la banque de Beaupré, Paul-Emile
Beaulieu, a été condamné à 20 ans
de pénitencier par le juge Thomas
Tremblay. Cette sentence le punit
aussi d’avoir assailli sur la grande
route, à la pointe du revolver, en
août dernier, une dame Roméo Michel
afin de lui voler l’argent fait
au marché de Québec. Les deux
j frères admirent ces exploits commis en commun. Joseph Beaulieu, le plus jeune des frères, recevra sa sentence mercredi prochain si sa
santé le lui permet.

 "Vous avez fait de la prison et ou
pénitencier", dit le juge Thomas
Tremblay, “sans revenir à de meilleurs
sentiments. Vous êtes des bandits
de grande envergure, dangereux
pour la société, et je vous impose
une longue sentence afin de
vous empêcher de monter sur l’échaufaud.”
Me Ancina Tardif, avocat
du ministère public, déclara
qu’entre un voleur armé et un
meurtrier il n’y avait que la différence
de l’occasion. 

A l’adresse de la sûreté provinciale,
Me Tardif s’exprima ainsi: “Le public
ignore trop souvent les actes de courage de nos policiers. Que l’on
songe bien que dans ce cas-ci les
policiers avaient à faire face à un
des accusés qui tenait déjà en respect le gérant de la banque, à la
pointe du revolver. En telle cirI
constance, il est plausible de croire
que l’assaillant ne se laissera pas désarmer
sans résistance. Que l’on n’oublie pas qu’il a 1 an, Chateauneuf tomba foudroyé par une balle criminelle et qu’Aubin était sérieusement
blessé. Que le public n’oublie
pas ces faits et collabore davantage avec la police.“ 

On se souvient que des policiers,
dont M. Ephrem Bégin, attendaient
les deux Beauüeu à l’intérieur de’
la banque de Beaupré. Me Ancina
Tardif demanda ensuite l’imposition
de sévères sentences. Il est heureux,
ajouta-t-il. que les accusés ne
soient pas devant le tribunal sous
des accusations de meurtres; car entre
un meurtrier et un voleur armé,
il n’y a que la différence de l’occasion.” Il adressa enfin des félicitations
aux directeurs de la sûreté
provinciale.

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“Trois bandits armés
arrêtés à Beaupré,” Le Soleil. October 13, 1938. Page 01 & 21.

La Sûreté provinciale a’emparent de ces trois bandits
au moment où, revolvers en mains, ils exécutaient
un hold-up à la succursale de la Banque Canadienne
Nationale.

La police provinciale vient d’accomplir
un bel exploit en arrêtant,
sur les lieux mêmes de l’attentat
trois bandits qui tentaient, d’exécuter
un vol à main armée à la succursale
de la Banque Canadinene
Nationale à Beaupré, cet après-midi.

L’attentat est survenu vers 1 heure,
alors que trois bandits se présentaient
à la porte de la Banque Canadienne
Nationale. Deux se tenaient
à l’extérieur, pendant que leur compagnon pénétrait à l’intérieur et, revolver en mains, ordonnait au commis de la banque d’excuter ses ordres.

Mais, la Sûreté provinciale avait sans doute eu vent de cette tentive criminelle car quatre détectives se trouvaient à ce moment cachés

à l’intérieur de la banque. Aussitôt qu’ils virent les bandits tenter de terroriser le commis, ils sortirent de leur cachette et s’élancèrent bravement sur les criminels qu’lis réussirent rapidement à maîtriser. La

devant les représentants de la Justice
ils cédèrent facilement. 

Les trois audacieux criminels furent
aussitôt désarmés et fouillés, et puis conduits aux cellules de la Sûreté
provinciale à Québec où les autorités de la police font une enquête, au sujet de cet attentat.
Au moment de l’attentat, le commis
de la banque. M. G. Godbout était seul apparemment puisque les quatre détectives étaient cachés. 

Arrivés à Beaupré, vers 10 heures,
ce matin, les détectives avaient mis le personnel ne la banque au courant du complot tramé. Ils avaient dit. à M. Godbout rie leur lancer le mot “Inconnu” aussitôt qu’il verrait un étranger à la place pénétrer
dans l’édifice. 

Vers 1 heure 05, trois clients bien connus, honnêtes citoyens, se présentèrent à. la banque qu’ils quitèrent rapidement après avoir terminé leurs affaires. Quelques instants
plus tard, trois autres individus
se présentaient. Deux restaient ;
à la porte, l’autre s’avançait vers M
Godbout. 

Celui-ci eut le temps de lancer
aux détectives le mot convenu "Inconnu” et aussitôt le bandit criait :
“Haut les mains!”

C’est alors que les quatre détectives
sortirent de leur cachette et s’élancèrent sur les bandit qui, surpris
par cette soudaine attaque,
n’eurent pas le temps de fuir. 

L’enquête commencée aussitôt permit
à la police de découvrir que les
trois bandits étaient arrivés à Beaupré
le matin, en automobile. Ils
avalent laissé leur auto à environ
trois cents pieds de la banque. Le Lt-Col. Lambert et l’inspecteur
Charland dirigent actuellement l’enquête entreprise. La police se demande
si elle ne détient pas un ou
des auteurs de l’attentat commis à St-Raphael ces jours derniers.

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“Slayer Endures Awful Agony,” Kingston Daily Standard. August 5, 1912. Page 05.

Existed on Berries and Leaves For Weeks.

Clothes Were Torn in Ribbons – Charged With the Murder of His Wife in July Last.

Montreal, August 5. – Detective L. G. Lapointe, of the provincial bureau, has returned from Beauce County, where he arrested Alexander Wintle, accused of the murder of his wife Frances Wright.

The police declare that Wintle endured frightful sufferings in the woods around Beauce before he was arrested. When he disappeared it was thought he had suicided.

The crime for which Wintle is accused was committed on July 11, and it was not until last Wednesday, that Wintle was arrested.

On the day after the murder, Wintle’s clothes were found on the river bank, two miles from his home. Several days later, however, he presented himself at the house of a neighbour named Boucher. From that time he was not seen again until arrested by Detective Lapointe. When taken in charge the accused murderer appeared to have lost his reason through his sufferings.

He told the police that for three weeks he had lived in a forest nearly 100 miles square. For 17 days he struggled about, eating berries and green leaves. At night he slept wherever he happened to be .

When he was arrested his clothes were torn to ribbons and his feet were bare. He was nearly starved to death.

When arrested, Wintle threw himself to his knees and cried: ‘Do not kill me, sir. I wish to live.’

Detective Lapointe left the man in prison at St. Joseph de la Beauce when he will remain until after the inquest, on August 6, by Magistrate Angers.

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“Provincial Police In Aylmer Manhunt,” Ottawa Citizen. July 28, 1938. Page 04.

Chase Has Been One-Man Affair Up to Now, With Town Chief Doing All Work.

For the first time since the search has been on for Rene Longpre, Aylmer jailbreaker and fugitive from justice on a cattle rustling charge, the Quebec provincial police in the Hull district have been authorized to take part in the manhunt, The Citizen was informed today. There is a possibility that Eugene Decosse, chief of the provincial detachment in Hull, will enlist the aid of the Royal Canadian mounted police. He planned today to confer with officers of the criminal investigation bureau of the Mounted.

The Royal Canadian Mounted Police have been reported as having participated in the search, but it was learned today that the force has taken no active part.

Ald. F. L. Pilgrim, chairman of the Aylmer police commission, said today that the hunt has been a ‘one-man’ hunt, with Chief Delbert Dumoulin of the Aylmer police doing all the hunting. With the provincial force ready to step in and the aid of the Mounted likely to be enlisted it is felt in official circles that Longpre’s freedom will be short. If he is caught he will be lodged in the county jail in Hull.

Insofar as the manhunt is concerned, the presence in Hull today of Col. P. A. Piuze, director of the Quebec provincial police, had no significance. The director is in hull arranging for the centralization of the Hull district detachment of the force.

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“Quebec Fugitive, Honorat Bernard, Captured,” Montreal Star. January 27, 1937. Page 01.

Taken After Brief Siege Of Hide-Out

Surrounded Early Today in St. Augustin Farmhouse

NUMBED BY COLD

Firemen Flood Retreat to Assist in Subduing Desperado

ST. AUGUSTIN, Que., Jan. 27 – (C.P.) – Frostbitten and his trigger finger numbed by sub-zero weather, Honorat Bertrand, 28-year-old jailbreaker, was captured today in an isolated farmhouse near Neuville after a half-hundred officers had fired scores of rounds of ammunition, tossed tear gas bombs and firemen had played hoses through windows shattered by bullet fusillades.

Bernard, who escaped from Jail Sunday night and later shot his way to freedom as a companion and a detective died in a wild gunbattle, said he would surrender after he had talked through a broken windows with the parish priest, Rev. Alphone Doucet.

OUT OF AMMUNITION
Deputy Police Chief Tremblay, however, said that he and his men entered the little farm home of Arthur Noreau where Bernard had taken refuge early today, they found that their quarry had run out of ammunition.

The priest was summoned from the village of Neuville after officers and Bernard had exchanged several volleys from revolvers and riffles. Police spokesmen had shouted several times to the fugitive to surrender. At first he met the demand with derision.

ASKED WORD OF FRIEND
Then he became more talkative. Between exchanges of bullets, he asked if his ‘chum,’ Arthur Fontaine, who escaped with him, from jail, had died from the wounds he suffered when police surprised the pair in a St. John street basement in Quebec City.

Bernard was told that Fontaine had been killed almost instantly and that Detective Leopold Chateauneuf had died from wounds received in the duel. He asked questions about his family and wanted to know what would become of him if he surrendered.

Informed he would be given a fair trial in court and that he would permitted to see his parents, Bernard disappeared from view for a while.

Firemen Flood House
When he failed to reappear the order was given to resume flooding of the house by firemen manning five hoses. They had been brought from the village after officers, warned by their superior to avoid unncessary shooting, had tossed a tear gas bomb into the house. Opposing wind apparently carried off the fumes, and Bernard was able to keep up his spasmodic shooting, as if to warn officers not to close in.

Priest Counsels Surrender
Them came Father Doucet. He went close to a broken window and appealed to Bernard to cease shooting and to ‘listen to reason.’ It was not known what Bernard replied, but the curé disappeared inside, talked for a few minutes and then reappeared at the door. A half-dozen policemen, with drawn guns, entered the frame house where they said they met with a ‘brief scuffle.

From unofficial sources it was reported Bernard, his hands numbed from the hose attack, dropped his gun during the scuffle and policemen handcuffed him.

Groups of officers were sent to disperse the crowds of farmers and villagers who had lined the highway, before Bernard was placed in a car and started off for Quebec.

Found By Hired Man
Noreau said dawn was just breaking when his hired man stumbled over Bernard, sleeping in the haypile in the barn. The fugitive, his revolver drawn, led the hired man back to the farmhouse where he told Noreau, his wife and four children to evacuate. The hired man also was sent home, and doors were bolted.

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“H. Bernard Est Capturé!” Le Soleil. January 27, 1937. Page 01 & 16.

Après avoir échappé aux mailles de la police à Québec, Honorat Bernard se rend à St-Augustin et à Neuville – Il passe la nuit dans la grange de M. Arthur Noreau à Neuville et, ce matin, il pénétre à la pointe du revolver dans la maison – il force les occupants à s’enfuir – Il se barricade dans cette résidence et attend la police.

INTERVENTION HEROIQUE D’UN PRETRE

Rapidement avertie, la police arrive sur les lieux et cerne le bandit – Le sous-chef Tremblay tente de le ramener à la raison en lui parlant de ses parents et de l’éternité – Bernard réplique que l’on ne pourra le prendre vivant – Il fait feu sur les policiers – On lance des bombes lacrymogènes et on appelle les pompiers – Il reçoit l’abbé Doucet

L’invention héroïque d’un prêtre, le curé E.-Alphonse-Doucet, de Neuville, à epargné, ce midi, de nouvèlles pertes de vie et a permis à la Justice de mettre la main sur le bandit Honorat Bernard.

En effet, ce dernier qui avait constanmment refusé de se rendre aux détectives qui le cernaient depuis une couple d’heures a finalement accepté de recevoir le curé de la paroisse de Neuville que des citoyens étaient allés chercher. Dans la suite, Bernard a été maitrisé par la police. En s’approchant de la nouvelle retraite du bandit, l’abbé Doucet parlementa avec Bernard à distance, et après qu’il lui eut donné quelques conseils, le bandit consentit à admettre le curé de Neuville dans l’appartment où il se trouvait. Les détectives s’approchaient toujours de la maison dans l’intervalle, et ils se préparaient à l’assaut final. Pendant vingt minutes, au moins M. l’abbé Doucet et Bernard conversèrent dans la maison.

On ne sait au juste pour le moment quelles furent les paroles échangés entre le courageux pasteur de Neuville et le redoutable ‘désperado’. Au cours de cette conversation à l’intérieur, le sous-chef Adolphe Tremblay se trouvait toujours sous la galerie extérieure, du côté du fleuve et il incitait également Bernard à se rendre en lui promettant qu’il ne serait pas maltraité. Peu après le sous-chef A. Tremblay fut admis aux côté de Bernard qui était toujours armé, quand soundain, l’habile limier l’empoigna solidement pour le désarmer. L’arme à feu tomba sur le plancher dans la lutte entre le limier et le bandit, mals Bernard ne se tint pas pour battu, et un corps-à-corps terrible s’engagea entre les deux hommes. Les limiers et détectives qui se trouvaient alors à l’extérieur envahissent la résidence de M. Arthur Noreau, et une minute plus tard, Bernard était complètement maltrisé par la police. La phase la plus sensationelle de cette dramatique affair prenait fin. Fontaine a été porté en terre hier après-midi, tandis que Bernard est maintenant aux mains de la Justice. Sa capture est sans contredit celle qui alt donné le plus de fil à retordre à la police locale depuis nombres d’années.

M. l’abbé E.-Alphonse Doucet, dont la conduite a été héroïque en la circonstance, est curé de Neuville depuis plusieurs années. Auparavant, il avait été vicaire à l’église St-Jean-Baptise, de Québec, et curé de St-Rémi du Lac aux Sables dans le comté de Portneuf.

La résidence de M. Arthur Noreau où Bernard s’était réfugié après en avoir chassé les occupants à la point du revolver est situé à la sortie du village de Neuville dans la direction des Ecureulis. C’est une solide construction de vieille date perchée sur la colline, tout près de la route nationale. 

Le bandit Honorat Bernard était enfermé dans une maison de Neuville depuis ce matin et il refusait de se rendre à la police. Il avait pris possession de la maison de M. A. Noreau, frère de l’ancient échevin Noreau, de la ville de Québec et attendait résolument la charge des policiers qui l’ont cerné. Au cours de la fusillade, Bernard a tiré 7 coups de revolver sans atteindre personne. De leur côté, les policiers ont tire dans le fenètres de la résidence de M. Noreau: quand toutes les vitres ont été brisées, quand le bandit refusa de se rendre.

Au péril de sa vie, le sous-chef Adolphe Tremblay a escaladé l’escallier conduisant à la porte princiaple et a demandé à Bernard de se rendre. ‘Jamais,’ a-t-il répondu. Le sous-chef Tremblay a parlé longuement, l’exhortant à ne pas provoquer de nouvelles effusions de sang.

– ‘Rends-toi…je te promets que pas un seul de mes hommes va te toucher. Si tu refuses, nous ferons l’assaut de la maison, tu vas mourir. Pense à ton éternité, à ta mère, à ton père. Tu ne peux pas continuer à prendre des vies humaines sans penser à ton éternité: si tu t’entêtes, c’en est fait bientôt de ta vie. Ne renonce donc pas à la vie…Sors les mains levées. et nous ne te ferons pas de mail’.

Plus tard Bernard dit: ‘Je vais d’abord prendre une tasse de café’. 

Tel est la pathétique conversation qui a été tenue vers midi entre je sous-chef Tremblay et le bandit enfermé dans la maison de M. Arthur Noreau.

Quelques minutes après le bandit a été aperçu à la fenètre avec un crucifix dans une main et un revolver dans l’autre.

A midi, les policiers avaient commencé à lancer des bombes lacrymogènes par les fenêtres cassées. Mais ces bombes n’ont pas ou grand effet car les fenètres de la maison laissaient passer l’air. Apparemment le sous-chef Tremblay, qui avait charge de l’escouade d’une cinquantaine de policiers, avait donné ordre de prendre d’assaut la résidence de M. Noreau et de capturer, mort ou vivant, le bandit qui refusait de se rendre à son appel.

Dans La Grange
On a établi que le bandit a passé la nuit dans la grange de M. Noreau. Il a été découvert ce matin par un employé de M. Noreau, M. Octave Delisle, qui est allé immédiatment prévenir M. Wilbrod Noreau. Quelques minutes plus tard, Bernard surgissait dans la maison de M. Noreau et demandait à déjeuner. Cependant, M. Arthur Noreau filait hâtivement vers le village pour demander de l’assistance. Madame Noreau et ses enfants ont eu le temps de quitter la maison, Bernard du reset leur avait intimé l’ordre de déguerpir sans tarder et de le laisser seul dans la maison.

Il y avait deux femmes et deux hommes dans la maison de M. Noreau quand le bandit a fait son apparition. M. et madame Arthur Noreau et M. et madame Wilbred Noreau. Une rumeur circulait à l’effet que Bernard avait un compagnon, mais on a cru comprendre plus tard que Bernard avait retenu en stage ‘un des fils de M. Arthur Noreau. Un peu plus tard, on avait l’assurance que Bernard était seul et bien résolu à résister jusqu’à la mort.

Premiers Coups
Quand les policiers sur les ordres de Tremblay est tiré les premiers coups, il étaient encore assez éloignés de son saile. Bernard a répondu part sept coups de révolver, mais sans atteindre aucun des policiers.

La nouvelle de cette sensationnelle chasse à l’homme s’est répandue comme une trainée de poudre dans la ville de Québec. Des cetaines d’automobiles étaient rendues sur les lieux, malgré le mauvais état des routes et le froid qui était le 20 sous zéro, quand les policiers ont commencé le siège de la maison.

Un appel téléphonique de notre reporter qui est sur les lieux du drame depuis le matin nous informent, un peu après midi que Tremblay faisait de nouvelles instance auprès de Bernard pour lui demander de se rendre. ‘Pas un de mes hommes vu tirer sur toi; je te le promets’. Au nom de Bon Dieu, rends-toi donc’. Bernard est resté sourd à cet appel, jusqu’à ‘lintervention de l’abbé E.-A. Doucet.

La résidence de M. Arthur Noreau est à une cinquantaine de pieds de la route nationale, à la sortie du village de Neuville.

Les Pompiers
Les pompiers volontaires de Neuville, avec la voiture à boyeux dont dispose la municipalité, ont été appelés sur les lieux, au cas où il aurait été nécesaire d’inonder la maison de M. Arthur Noreau, pour faire sortir Bernard de sa retraite.

A St-Augustin
Après avoir été recherché jour et nuit dans tous les milieux suspects de la Vielle Capitale, Honorat Bernard avait enterpris dans la soirée d’hier cette course movementée qui devait le conduire à Neuville où il a été cerné par la police. Sa découverte dans ce centre de villégiature très fréquenté, et situé à 21 milles de Québec, confirme la prétention émise la nuit dernière par deux employés de la Voirie, MM. Faurice Fradette et Henry Reason, qui avaient affirmé avoir rencontré le fugitif dans les bois de St-Augustin. Les développements survenus au cours de la matinée donnent un intérêt particulier au récit de M. Maurice Fradette, que le ‘Soleil’ publie plus band cette édition. Bernnard a apparement quitté Québec en taxi alors qu’il se sentait épié partout, eil il s’est fait conduire jusqu’à Champigny. Là, il a abandonné cette voiture pour s’engager dans les bois, mais comme il a souffert énormément du froid aux pieds, il a dû acheter une paire de bottines de feutre de M. Henry Reason. Dans la suite, il est disparu de nouveau sous bois, et c’est au début de la matinée qu’il s’est présenté chez M. Arthur Noreau, cultivateur de Neuville, pour chasser les occupants de la maison à la pointe du révolver.

Après avoir demandé du secours à ces deux occipants de la cabine du chaisse-neige, Bernard a repris la direction du bois de St-Augustin, et dans la suite toute une escouade de la police provinciale a été lancée sur ses pistes.

MM. Fradette et Reason ont identifié Bernard par une blessure qu’il portait à la main gauche, blessure non complètement cicatrisée. Les circonstances dans lesquelles Bernard a été aperçu sur la route nationale de la rive nord, dans les bois de St-Augustin, à deux milles de la voie ferrée, sont des plus intéressantes.

Un Récit
Laissons M. Maurice Fradette nous raconter cette nouvelle aventure se rapportant à la fuite de Bernard.

– ‘Vers une heurs moins dix la nuit dernière, dit M. Maurice Fradette, j’étais au volant d’un chasse-neige de la Voirie. A mes côtés se trouvait M. Henry Reason. Nous revenions alors de St-Augistin, et nous étions à environ deux milles de la voie ferrée de Champigny, en plein coeur du bois, Soudain, un individu émergés de la forêt, du côté nord en tenant à la main un vieux soulier tout enneigé. Il nous fit signe d’arrêter, ce que nous n’avons pas tardé à faire. L’homme avait les pieds gelés, et il vint s’asseoir au bord de notre cabine. Voyant sa piètre condition, nou luis avons frotté les pieds pendant quelques minutes. Dans la suite, il s’est aperçu que mon compagnon avait des bottines de feutre, et il lui a demandé de les acheter. Il a offert 3 dollars, mais M. Reason ne trouvait pas ce monant assez élevé. L’individu a alors tendu quatre billets américains d’un dollar, et l’autre a accepté. Comme l’étranger se chaussait, j’ai remarqué qu’il portrait une circatrice à la main gauche, sa blessure s’étant pas pensée. J’ai réalisé alors que cet homme devait être Bernard, mais nous n’étions pas armée. L’homme tenait toujours son habit formé et il semblait cacher qualque choise. Quand il a payé les bottines, j’ai remarqué qu’il avait en main un gros rouleau de billets de banque. Il nous a dit alors qu’il avait promis de marcher de Beauportville à Donnacona, mais qu’il s’était gelé les pieds. Peu après. il nous a demandé de nettoyer le parc-brise recouvert de frimas en disant qu’il voulait ‘voir en avant de lui.’

L’homme n’avait pas de gants. Il portrait un feutre brun, un habit brun, et une chemise brune. I’ n’avait pas de paletot, et il souffrait beaucoup du froid. Nous avons tenté de la faire asseoir au milieu du nous, mail il a déclaré qu’il préférait rester au bord du siège  de la cabine. Quand it est parti, il a repris la direction du bois, du côté nord. Nous nousa sommes alors dirigés en toute hâte vers Champigny, et par téléphone nous avons prévenu la police provinciale qui est accourue immédiatement sur les lieux.’ Dans la suite, la route a été fermée et gardée partout entre St-Augustin et Champigny. Je suis convaincu que cet homme était Bernard, mais nous avons été pris par surprise, et comme nous n’étions pas armée, nous n’avions aucune chance de nous en emparer’.

Les Recherches
Durant toute la journée d’hier, la police a fait des perquisitins dans plusiers maisons de la ville. Pendant ce temps, d’autres détectives ont procédé à l’enquête, et comme nous le disons dans une autre colonne, ils ont arrêté plusieurs personnes qui sont détenues comme témoins importants.

La Police en Devoir
Les policiers, tant provinciaux que municipaux, font preuve d’un zèle admirable. La plupart d’entre eux sont en devoir depuis dimanche soir, et c’est à peine s’ils ont pris quelques heures de repos. Afin d’être constamment prêts à toute éventualité, ils, ne vont pas chez eux; ils mangent aux quartiers généraux de la police au Parlement. Ils ont installé des lits portatifs dans leurs salles, et c’est là qu’ils prennent un peu de sommeil, lorsqu’ils reviennent d’une perquisition.

Collaboration Parfaite
Hier soir, le chef Lauréat Lacasse s’est rendu au Parlement avec le sergent-détective Aimé Guillemette, les détectives Louis Rochette et Charles Fiset, où ils ont eu une longue entrevue avec le Colonel Lambert. Ils ont donné à celui-ci tous les renseignements qu’ils avaient pu se procurer, et notamment des indications sur les maisons louches où le bandit pourrait se cacher.

Des Descentes
Dans l’après-midi, la police a aussi visité plusieurs endroits, entre autres une maison de la rue St-Luc et une autre du Boulevard Charest. Elle a fait des perquisitions dans plusieurs hôtels, dont un de la rue Henderson. Dans la soirée, des détectives ont visité une cour à bois de la rue du Roi, où on leur avait signalé la présence d’un homme.

Nombreux Appels
Un grand nombre de personnes ont téléphoné à la police, pour lui signaler le passage d’Honorat Bernard. Dans tous les cas, il s’agissait d’erreurs provoqués par de vagues ressemblances. Cependant, la police contrôle tous les renseignments qu’on lui signale.

A La Prison
C’est la détective Thomas Scallen qui a reçu les informations qui ont été transmises ensuite par lui à la police provinciale au suject des échanges de lettres et de paquets entres les deux prisonniers et une jeunne fille, par les fenêtres de la prison de Québec, du côte du parc des Champs de bataille nationaux.

Une Alerte
Une alerte a été causée hier soir, aux quartiers généraux de la police municipale quand arriva un message téléphonique à l’effet que deux filles, qui se trouvaient à ce moment dans le restaurant Roxy Ice Cream Parlor, en face du théâtre Arlequin, rue St-Joseph, en connaissaient long sur toute l’affaire Fontained-Bernard. Le sergent-détective Beaudoin donna ordre au détective Smith, et aux constables Savard et Charters, de se rendre immédiatement au restaurant et de lui amener les deux personnes en question, du nom de Emond et Mills.

En voyant arriver le détective Smith, les deux filles déclarèrent qu’elles n’avaient voulu que se vanter mais on les transporta tout de même à l’hôtel-de-ville où le détective Beaudoin les questiona.

Par ordre du chef Trudel, elles furent ensuite conduites au bureau du chef Lambert, au Parlement, où le detective leur fit subir un interrogatoire serré. Elles admirent qu’elles avaient rencontré les deux prévenus la veille de leur arrestation, au mois d’octobre dernier mais qu’elles ne les avaient pas revus depuis cette date. Leur déposition fut prise en sténographie et à la fin de la soirée les deux donzelles recevaient la permission.

Photo caption:
Cette vignette prise de bonne heure cet après-midi, à Neuvillee par le photographie du ‘Soleil’, fait voir le sous-chef des détectives provinciaux ADOLPHE TREMBLAY, qui au risque de sa vie, incite le curé de Neuville, M. l’abbé E.-ALPHONSE DOUCET, à entrer dans la maison où le bandit HONORAT BERNARD s’était renfermé. On sait que M. l’abbé DOUCET fut le premier à pénétrer dans la maison où il resta vingts minites à parlementer avec

BERNARD. Plus tard le sous-chef TREMBLAY avec une bravoure qui a fait l’admiration de ses hommes et des quelques 300 personnes présentes, entra à son tour et arrêta le compagnon de FONTAINE. Sur la photo, à côté du sous-chef TREMBLAY, on dinstingue le constable OVILA GILBERT, qui fut aussi un des premiers à se porter à l’aide de son chef au moment de l’arrestation de BERNARD. Cette photo a été prise sous un froid de près de 12 en bas de zéro. Au dessous on voit les constables provinciaux armés de révolvers et de carabines se préparant à faire l’assaut de la maison de M. ARHUR NOREAU, (frère de l’ancien échevin ALBERIC NOREAU, de Québec), où BERNARD s’était de bonne heure ce matin.   

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“Qui A Fourni Des Armes Aux Bandits Contre La Justice?” Le Soleil. January 26, 1937. Page 03.

Une enquête serrée se poursuit sur les circonstances qui ont entouré la dramatique évasion de Bernard et de Fontaine, et on announce des révélations sensationnelles au sujet de la provenance du revolver de Fontaine – Le gouverneur de la prison, M. L.-M.-J. Thibault, prétend savoir d’où vient le revolver.

Le dénouement dramatique de l’évasion signalée dimanche soir dernier à la prison de Québec ramène d’actualité une importante question que tout le monde se pose depuis le début de cette affaire: qui a fourni le revolver utilisé par Fontaine lors de l’évasion?

Une enquête très discrète est menée sur ce point, mais il apport qu’ele apporters des développements sensationnels, si sensationnels qu’ils dépasseront peut-être en intérêt les événements rapportés depuis deux jours autor de cette malheureuse affaire.

On a maintenant la certitude que plusieurs personnes, de l’extérierur de la prison ont participé au complot qui a amen l’évasion des détenus Fontaine et Bernard, et que ces derniers avaient ‘quelque part’ une réserve d’argent qui a grandement aidé leur machination. De plus, il a été établi qu’à leur sortie de prison, les deux fugitifs se sont dirigés vers le garage Maisonneuve (et non le garage Gauthier ou Cartier) et qu’ils ont rejoint un cpoain non loin de là. Dans la suite, un taxi les aurait conduits danns la côte d’Abraham où ils ont changé de vêtements, puis ils se sont dirigés vers Limoilou, où ils ont abandonné cette voiture au coin de la 4e rue et de la 5e avenue. Le départment dù procureur général poursuit toujours son enquète sur la provenance du revolver utulisé par les fugitifs, et des arrestations qui causeront beaucoup d’émoi sembient sur le point d’être faites.

Maison Cernée
Quelques heures avant le drame de la rue St-Jean hier après-midi, la police provinciale a également cerné une maison de la rue Ste-Angèle. Revolver au poing, des limiers ont été placés de faction autour de cette propriété pendant que d’autrès détectives pénétraient à l’intérieur. Il en est résulté encore un attroupement de curieux, mais cette descente ne produisit aucun résultat. La police avait enquête sur une nouvelle information. Toutefois, de nouveaux renseignments qu’elle obtint dans la suite lui permirent de localiser les deux fugitifs dans les circonstance que l’on sait.

A la prison locale, le gouverneur Thibault a admis que l’on savait d’où provenait le reolver remis aux détenus avant leur évasion, mais il a ajouté: ‘Nous ne pouvons dévoiler ces détails pour le moment.’

Revelations
D’autre part, des limiers de la police municipale ont cummuniqué à la police provinciale des détails fort intéressants en marge de cette évasion. A tout événement, on admet partout que si les détenus n’avaient pu se procurer ce revolver, il leur aurait été impossible de sortir de prison, et partant, le drame sanglant de la rue St-Jean n’aurait pas causé la mort de détective Châteauneuf, et le détective Aubin ne serait pas à l’hôpital.

C’est done pour ces multiples raisons que toute l’attention se concentre présentment sur la provenance du revolver que les détenus ont obtenu avant leur sortie de prison dimanche soir dernier. Les recherches se poursuivent activement dans ce domaine au départment du procureur général, pendant que toute une armée de policiers et de détectives est lancée sur la piste d’Honorat Bernard.

Hier soir, plusieurs officiers du départment

du procureur général ont visité la scène du drame de la rue St-Jean.

Detenus
A 1 heure, la nuit dernière, quatre hommes et deux jeunes genes avaient été amenés aux quartiers généraux de la Sûreté Provinciale où ils étaient gardés comme témoins importants. L’un deux a été mis en était d’arrestation après avoir été longuement questionné par le sous-chef Tremblay et le capitaine détective Roussin. Plusieurs arrestations suivront au cours de la journée. Il est même probable que des accusations de meutre seront portées contre deux ou trois des prévenus.

Les personnes qui ont été amenées aux quartiers généraux à date et interrogés comme témoins sont:

Wilfred Darveau, propriétaire du logement.
Henri Desrochers,
Cyrille Emond,
Roméo Dubuc, barbier
Joseph Aimé Perron,
Roland Perron

Le lieutenant colonel Léon Lambert, chef de la Sûreté Provinciale nous a déclaré, hier soir, que plusieurs arrestations sensationnelles seriat probablement faites d’ici quelques jours en rapport avec cette évasion et ce meutre. ‘Nous avons à faire à la pire organisation qui ne s’est jamais rencontrée à Québec. 

On conduit une enquête à la prison de Québec sur les circonstances qui ont entouré l’évasion des deux bandits. Le lt-col. Léon Lambert, directeur de la Sûreté Provinciale, a pleins pouvoirs pour éclaircir cette sinistre affaire. Comme nous l’annoncions hier, le sergent Phillas Cloutier est temporalement en charge des gardes, au nombre de quatre. Le sergent-major Léonce Carbonneau et le sergent Alphonse Vézina sont encore suspendus jus-qu’à nouvel ordre.

– LE REPAIRE DE FONTAINE ET BERNARD AU SOUS-SOL DU CHATEAU ST-JEAN –
Ces photographies prises par l’artiste du ‘Soleil’ sur le théâtre de la dramatique bataille au revolver entre policiers et fugitifs, hier après-midi, ne ou montrent, de gauche à droite: (1) la porte conduissant à l’extérieur de a appariements qu’occupaient Fontaine et Bernard, et par laquelle Honorat Bernard aurait réussi à s’enfuir au moment 

où la panique régnait sur les lieux; (2) L’appartement dans lequel se tenaient les fugitifs quand les détectives ont fait irruption sur les lieux. On peut voir au fond la radio autour duquel se trouvaient les occupants; (3) Un autre appartment du ‘flat’ ou la police a relevé des bouteilles de boisson, des verres, et autres objects qui ont été confisqués; (4) L’escalier où se tenait le détective Gérard Aubin quand il a été atteint par une balle après avoir abattu Fontaine, au pied de ce même escalier; (5) L’extérieur de la pension ‘Château St-Jean’.   (Photos du ‘Soleil’)

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