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Posts Tagged ‘la sûreté’

“Paul-Emile Beaulieu fera

vingt ans de pénitencier,” Le Soleil. October 21, 1938. Page 27.

Le juge Thomas Tremblay a condamné aujourd’hui, à
20 ans, de pénitencier Paul-Emile Beaulieu, le plus
vieux des frères Beaulieu qui tentèrent un vol à main
armée à Beaupré.

POUR VOLS ET ASSAUT

Le plus vieux des frères Beaulieu
qui tentèrent un vol à main armée
à la banque de Beaupré, Paul-Emile
Beaulieu, a été condamné à 20 ans
de pénitencier par le juge Thomas
Tremblay. Cette sentence le punit
aussi d’avoir assailli sur la grande
route, à la pointe du revolver, en
août dernier, une dame Roméo Michel
afin de lui voler l’argent fait
au marché de Québec. Les deux
j frères admirent ces exploits commis en commun. Joseph Beaulieu, le plus jeune des frères, recevra sa sentence mercredi prochain si sa
santé le lui permet.

 "Vous avez fait de la prison et ou
pénitencier", dit le juge Thomas
Tremblay, “sans revenir à de meilleurs
sentiments. Vous êtes des bandits
de grande envergure, dangereux
pour la société, et je vous impose
une longue sentence afin de
vous empêcher de monter sur l’échaufaud.”
Me Ancina Tardif, avocat
du ministère public, déclara
qu’entre un voleur armé et un
meurtrier il n’y avait que la différence
de l’occasion. 

A l’adresse de la sûreté provinciale,
Me Tardif s’exprima ainsi: “Le public
ignore trop souvent les actes de courage de nos policiers. Que l’on
songe bien que dans ce cas-ci les
policiers avaient à faire face à un
des accusés qui tenait déjà en respect le gérant de la banque, à la
pointe du revolver. En telle cirI
constance, il est plausible de croire
que l’assaillant ne se laissera pas désarmer
sans résistance. Que l’on n’oublie pas qu’il a 1 an, Chateauneuf tomba foudroyé par une balle criminelle et qu’Aubin était sérieusement
blessé. Que le public n’oublie
pas ces faits et collabore davantage avec la police.“ 

On se souvient que des policiers,
dont M. Ephrem Bégin, attendaient
les deux Beauüeu à l’intérieur de’
la banque de Beaupré. Me Ancina
Tardif demanda ensuite l’imposition
de sévères sentences. Il est heureux,
ajouta-t-il. que les accusés ne
soient pas devant le tribunal sous
des accusations de meurtres; car entre
un meurtrier et un voleur armé,
il n’y a que la différence de l’occasion.” Il adressa enfin des félicitations
aux directeurs de la sûreté
provinciale.

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“Trois bandits armés
arrêtés à Beaupré,” Le Soleil. October 13, 1938. Page 01 & 21.

La Sûreté provinciale a’emparent de ces trois bandits
au moment où, revolvers en mains, ils exécutaient
un hold-up à la succursale de la Banque Canadienne
Nationale.

La police provinciale vient d’accomplir
un bel exploit en arrêtant,
sur les lieux mêmes de l’attentat
trois bandits qui tentaient, d’exécuter
un vol à main armée à la succursale
de la Banque Canadinene
Nationale à Beaupré, cet après-midi.

L’attentat est survenu vers 1 heure,
alors que trois bandits se présentaient
à la porte de la Banque Canadienne
Nationale. Deux se tenaient
à l’extérieur, pendant que leur compagnon pénétrait à l’intérieur et, revolver en mains, ordonnait au commis de la banque d’excuter ses ordres.

Mais, la Sûreté provinciale avait sans doute eu vent de cette tentive criminelle car quatre détectives se trouvaient à ce moment cachés

à l’intérieur de la banque. Aussitôt qu’ils virent les bandits tenter de terroriser le commis, ils sortirent de leur cachette et s’élancèrent bravement sur les criminels qu’lis réussirent rapidement à maîtriser. La

devant les représentants de la Justice
ils cédèrent facilement. 

Les trois audacieux criminels furent
aussitôt désarmés et fouillés, et puis conduits aux cellules de la Sûreté
provinciale à Québec où les autorités de la police font une enquête, au sujet de cet attentat.
Au moment de l’attentat, le commis
de la banque. M. G. Godbout était seul apparemment puisque les quatre détectives étaient cachés. 

Arrivés à Beaupré, vers 10 heures,
ce matin, les détectives avaient mis le personnel ne la banque au courant du complot tramé. Ils avaient dit. à M. Godbout rie leur lancer le mot “Inconnu” aussitôt qu’il verrait un étranger à la place pénétrer
dans l’édifice. 

Vers 1 heure 05, trois clients bien connus, honnêtes citoyens, se présentèrent à. la banque qu’ils quitèrent rapidement après avoir terminé leurs affaires. Quelques instants
plus tard, trois autres individus
se présentaient. Deux restaient ;
à la porte, l’autre s’avançait vers M
Godbout. 

Celui-ci eut le temps de lancer
aux détectives le mot convenu "Inconnu” et aussitôt le bandit criait :
“Haut les mains!”

C’est alors que les quatre détectives
sortirent de leur cachette et s’élancèrent sur les bandit qui, surpris
par cette soudaine attaque,
n’eurent pas le temps de fuir. 

L’enquête commencée aussitôt permit
à la police de découvrir que les
trois bandits étaient arrivés à Beaupré
le matin, en automobile. Ils
avalent laissé leur auto à environ
trois cents pieds de la banque. Le Lt-Col. Lambert et l’inspecteur
Charland dirigent actuellement l’enquête entreprise. La police se demande
si elle ne détient pas un ou
des auteurs de l’attentat commis à St-Raphael ces jours derniers.

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“Slayer Endures Awful Agony,” Kingston Daily Standard. August 5, 1912. Page 05.

Existed on Berries and Leaves For Weeks.

Clothes Were Torn in Ribbons – Charged With the Murder of His Wife in July Last.

Montreal, August 5. – Detective L. G. Lapointe, of the provincial bureau, has returned from Beauce County, where he arrested Alexander Wintle, accused of the murder of his wife Frances Wright.

The police declare that Wintle endured frightful sufferings in the woods around Beauce before he was arrested. When he disappeared it was thought he had suicided.

The crime for which Wintle is accused was committed on July 11, and it was not until last Wednesday, that Wintle was arrested.

On the day after the murder, Wintle’s clothes were found on the river bank, two miles from his home. Several days later, however, he presented himself at the house of a neighbour named Boucher. From that time he was not seen again until arrested by Detective Lapointe. When taken in charge the accused murderer appeared to have lost his reason through his sufferings.

He told the police that for three weeks he had lived in a forest nearly 100 miles square. For 17 days he struggled about, eating berries and green leaves. At night he slept wherever he happened to be .

When he was arrested his clothes were torn to ribbons and his feet were bare. He was nearly starved to death.

When arrested, Wintle threw himself to his knees and cried: ‘Do not kill me, sir. I wish to live.’

Detective Lapointe left the man in prison at St. Joseph de la Beauce when he will remain until after the inquest, on August 6, by Magistrate Angers.

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“Provincial Police In Aylmer Manhunt,” Ottawa Citizen. July 28, 1938. Page 04.

Chase Has Been One-Man Affair Up to Now, With Town Chief Doing All Work.

For the first time since the search has been on for Rene Longpre, Aylmer jailbreaker and fugitive from justice on a cattle rustling charge, the Quebec provincial police in the Hull district have been authorized to take part in the manhunt, The Citizen was informed today. There is a possibility that Eugene Decosse, chief of the provincial detachment in Hull, will enlist the aid of the Royal Canadian mounted police. He planned today to confer with officers of the criminal investigation bureau of the Mounted.

The Royal Canadian Mounted Police have been reported as having participated in the search, but it was learned today that the force has taken no active part.

Ald. F. L. Pilgrim, chairman of the Aylmer police commission, said today that the hunt has been a ‘one-man’ hunt, with Chief Delbert Dumoulin of the Aylmer police doing all the hunting. With the provincial force ready to step in and the aid of the Mounted likely to be enlisted it is felt in official circles that Longpre’s freedom will be short. If he is caught he will be lodged in the county jail in Hull.

Insofar as the manhunt is concerned, the presence in Hull today of Col. P. A. Piuze, director of the Quebec provincial police, had no significance. The director is in hull arranging for the centralization of the Hull district detachment of the force.

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“Quebec Fugitive, Honorat Bernard, Captured,” Montreal Star. January 27, 1937. Page 01.

Taken After Brief Siege Of Hide-Out

Surrounded Early Today in St. Augustin Farmhouse

NUMBED BY COLD

Firemen Flood Retreat to Assist in Subduing Desperado

ST. AUGUSTIN, Que., Jan. 27 – (C.P.) – Frostbitten and his trigger finger numbed by sub-zero weather, Honorat Bertrand, 28-year-old jailbreaker, was captured today in an isolated farmhouse near Neuville after a half-hundred officers had fired scores of rounds of ammunition, tossed tear gas bombs and firemen had played hoses through windows shattered by bullet fusillades.

Bernard, who escaped from Jail Sunday night and later shot his way to freedom as a companion and a detective died in a wild gunbattle, said he would surrender after he had talked through a broken windows with the parish priest, Rev. Alphone Doucet.

OUT OF AMMUNITION
Deputy Police Chief Tremblay, however, said that he and his men entered the little farm home of Arthur Noreau where Bernard had taken refuge early today, they found that their quarry had run out of ammunition.

The priest was summoned from the village of Neuville after officers and Bernard had exchanged several volleys from revolvers and riffles. Police spokesmen had shouted several times to the fugitive to surrender. At first he met the demand with derision.

ASKED WORD OF FRIEND
Then he became more talkative. Between exchanges of bullets, he asked if his ‘chum,’ Arthur Fontaine, who escaped with him, from jail, had died from the wounds he suffered when police surprised the pair in a St. John street basement in Quebec City.

Bernard was told that Fontaine had been killed almost instantly and that Detective Leopold Chateauneuf had died from wounds received in the duel. He asked questions about his family and wanted to know what would become of him if he surrendered.

Informed he would be given a fair trial in court and that he would permitted to see his parents, Bernard disappeared from view for a while.

Firemen Flood House
When he failed to reappear the order was given to resume flooding of the house by firemen manning five hoses. They had been brought from the village after officers, warned by their superior to avoid unncessary shooting, had tossed a tear gas bomb into the house. Opposing wind apparently carried off the fumes, and Bernard was able to keep up his spasmodic shooting, as if to warn officers not to close in.

Priest Counsels Surrender
Them came Father Doucet. He went close to a broken window and appealed to Bernard to cease shooting and to ‘listen to reason.’ It was not known what Bernard replied, but the curé disappeared inside, talked for a few minutes and then reappeared at the door. A half-dozen policemen, with drawn guns, entered the frame house where they said they met with a ‘brief scuffle.

From unofficial sources it was reported Bernard, his hands numbed from the hose attack, dropped his gun during the scuffle and policemen handcuffed him.

Groups of officers were sent to disperse the crowds of farmers and villagers who had lined the highway, before Bernard was placed in a car and started off for Quebec.

Found By Hired Man
Noreau said dawn was just breaking when his hired man stumbled over Bernard, sleeping in the haypile in the barn. The fugitive, his revolver drawn, led the hired man back to the farmhouse where he told Noreau, his wife and four children to evacuate. The hired man also was sent home, and doors were bolted.

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“H. Bernard Est Capturé!” Le Soleil. January 27, 1937. Page 01 & 16.

Après avoir échappé aux mailles de la police à Québec, Honorat Bernard se rend à St-Augustin et à Neuville – Il passe la nuit dans la grange de M. Arthur Noreau à Neuville et, ce matin, il pénétre à la pointe du revolver dans la maison – il force les occupants à s’enfuir – Il se barricade dans cette résidence et attend la police.

INTERVENTION HEROIQUE D’UN PRETRE

Rapidement avertie, la police arrive sur les lieux et cerne le bandit – Le sous-chef Tremblay tente de le ramener à la raison en lui parlant de ses parents et de l’éternité – Bernard réplique que l’on ne pourra le prendre vivant – Il fait feu sur les policiers – On lance des bombes lacrymogènes et on appelle les pompiers – Il reçoit l’abbé Doucet

L’invention héroïque d’un prêtre, le curé E.-Alphonse-Doucet, de Neuville, à epargné, ce midi, de nouvèlles pertes de vie et a permis à la Justice de mettre la main sur le bandit Honorat Bernard.

En effet, ce dernier qui avait constanmment refusé de se rendre aux détectives qui le cernaient depuis une couple d’heures a finalement accepté de recevoir le curé de la paroisse de Neuville que des citoyens étaient allés chercher. Dans la suite, Bernard a été maitrisé par la police. En s’approchant de la nouvelle retraite du bandit, l’abbé Doucet parlementa avec Bernard à distance, et après qu’il lui eut donné quelques conseils, le bandit consentit à admettre le curé de Neuville dans l’appartment où il se trouvait. Les détectives s’approchaient toujours de la maison dans l’intervalle, et ils se préparaient à l’assaut final. Pendant vingt minutes, au moins M. l’abbé Doucet et Bernard conversèrent dans la maison.

On ne sait au juste pour le moment quelles furent les paroles échangés entre le courageux pasteur de Neuville et le redoutable ‘désperado’. Au cours de cette conversation à l’intérieur, le sous-chef Adolphe Tremblay se trouvait toujours sous la galerie extérieure, du côté du fleuve et il incitait également Bernard à se rendre en lui promettant qu’il ne serait pas maltraité. Peu après le sous-chef A. Tremblay fut admis aux côté de Bernard qui était toujours armé, quand soundain, l’habile limier l’empoigna solidement pour le désarmer. L’arme à feu tomba sur le plancher dans la lutte entre le limier et le bandit, mals Bernard ne se tint pas pour battu, et un corps-à-corps terrible s’engagea entre les deux hommes. Les limiers et détectives qui se trouvaient alors à l’extérieur envahissent la résidence de M. Arthur Noreau, et une minute plus tard, Bernard était complètement maltrisé par la police. La phase la plus sensationelle de cette dramatique affair prenait fin. Fontaine a été porté en terre hier après-midi, tandis que Bernard est maintenant aux mains de la Justice. Sa capture est sans contredit celle qui alt donné le plus de fil à retordre à la police locale depuis nombres d’années.

M. l’abbé E.-Alphonse Doucet, dont la conduite a été héroïque en la circonstance, est curé de Neuville depuis plusieurs années. Auparavant, il avait été vicaire à l’église St-Jean-Baptise, de Québec, et curé de St-Rémi du Lac aux Sables dans le comté de Portneuf.

La résidence de M. Arthur Noreau où Bernard s’était réfugié après en avoir chassé les occupants à la point du revolver est situé à la sortie du village de Neuville dans la direction des Ecureulis. C’est une solide construction de vieille date perchée sur la colline, tout près de la route nationale. 

Le bandit Honorat Bernard était enfermé dans une maison de Neuville depuis ce matin et il refusait de se rendre à la police. Il avait pris possession de la maison de M. A. Noreau, frère de l’ancient échevin Noreau, de la ville de Québec et attendait résolument la charge des policiers qui l’ont cerné. Au cours de la fusillade, Bernard a tiré 7 coups de revolver sans atteindre personne. De leur côté, les policiers ont tire dans le fenètres de la résidence de M. Noreau: quand toutes les vitres ont été brisées, quand le bandit refusa de se rendre.

Au péril de sa vie, le sous-chef Adolphe Tremblay a escaladé l’escallier conduisant à la porte princiaple et a demandé à Bernard de se rendre. ‘Jamais,’ a-t-il répondu. Le sous-chef Tremblay a parlé longuement, l’exhortant à ne pas provoquer de nouvelles effusions de sang.

– ‘Rends-toi…je te promets que pas un seul de mes hommes va te toucher. Si tu refuses, nous ferons l’assaut de la maison, tu vas mourir. Pense à ton éternité, à ta mère, à ton père. Tu ne peux pas continuer à prendre des vies humaines sans penser à ton éternité: si tu t’entêtes, c’en est fait bientôt de ta vie. Ne renonce donc pas à la vie…Sors les mains levées. et nous ne te ferons pas de mail’.

Plus tard Bernard dit: ‘Je vais d’abord prendre une tasse de café’. 

Tel est la pathétique conversation qui a été tenue vers midi entre je sous-chef Tremblay et le bandit enfermé dans la maison de M. Arthur Noreau.

Quelques minutes après le bandit a été aperçu à la fenètre avec un crucifix dans une main et un revolver dans l’autre.

A midi, les policiers avaient commencé à lancer des bombes lacrymogènes par les fenêtres cassées. Mais ces bombes n’ont pas ou grand effet car les fenètres de la maison laissaient passer l’air. Apparemment le sous-chef Tremblay, qui avait charge de l’escouade d’une cinquantaine de policiers, avait donné ordre de prendre d’assaut la résidence de M. Noreau et de capturer, mort ou vivant, le bandit qui refusait de se rendre à son appel.

Dans La Grange
On a établi que le bandit a passé la nuit dans la grange de M. Noreau. Il a été découvert ce matin par un employé de M. Noreau, M. Octave Delisle, qui est allé immédiatment prévenir M. Wilbrod Noreau. Quelques minutes plus tard, Bernard surgissait dans la maison de M. Noreau et demandait à déjeuner. Cependant, M. Arthur Noreau filait hâtivement vers le village pour demander de l’assistance. Madame Noreau et ses enfants ont eu le temps de quitter la maison, Bernard du reset leur avait intimé l’ordre de déguerpir sans tarder et de le laisser seul dans la maison.

Il y avait deux femmes et deux hommes dans la maison de M. Noreau quand le bandit a fait son apparition. M. et madame Arthur Noreau et M. et madame Wilbred Noreau. Une rumeur circulait à l’effet que Bernard avait un compagnon, mais on a cru comprendre plus tard que Bernard avait retenu en stage ‘un des fils de M. Arthur Noreau. Un peu plus tard, on avait l’assurance que Bernard était seul et bien résolu à résister jusqu’à la mort.

Premiers Coups
Quand les policiers sur les ordres de Tremblay est tiré les premiers coups, il étaient encore assez éloignés de son saile. Bernard a répondu part sept coups de révolver, mais sans atteindre aucun des policiers.

La nouvelle de cette sensationnelle chasse à l’homme s’est répandue comme une trainée de poudre dans la ville de Québec. Des cetaines d’automobiles étaient rendues sur les lieux, malgré le mauvais état des routes et le froid qui était le 20 sous zéro, quand les policiers ont commencé le siège de la maison.

Un appel téléphonique de notre reporter qui est sur les lieux du drame depuis le matin nous informent, un peu après midi que Tremblay faisait de nouvelles instance auprès de Bernard pour lui demander de se rendre. ‘Pas un de mes hommes vu tirer sur toi; je te le promets’. Au nom de Bon Dieu, rends-toi donc’. Bernard est resté sourd à cet appel, jusqu’à ‘lintervention de l’abbé E.-A. Doucet.

La résidence de M. Arthur Noreau est à une cinquantaine de pieds de la route nationale, à la sortie du village de Neuville.

Les Pompiers
Les pompiers volontaires de Neuville, avec la voiture à boyeux dont dispose la municipalité, ont été appelés sur les lieux, au cas où il aurait été nécesaire d’inonder la maison de M. Arthur Noreau, pour faire sortir Bernard de sa retraite.

A St-Augustin
Après avoir été recherché jour et nuit dans tous les milieux suspects de la Vielle Capitale, Honorat Bernard avait enterpris dans la soirée d’hier cette course movementée qui devait le conduire à Neuville où il a été cerné par la police. Sa découverte dans ce centre de villégiature très fréquenté, et situé à 21 milles de Québec, confirme la prétention émise la nuit dernière par deux employés de la Voirie, MM. Faurice Fradette et Henry Reason, qui avaient affirmé avoir rencontré le fugitif dans les bois de St-Augustin. Les développements survenus au cours de la matinée donnent un intérêt particulier au récit de M. Maurice Fradette, que le ‘Soleil’ publie plus band cette édition. Bernnard a apparement quitté Québec en taxi alors qu’il se sentait épié partout, eil il s’est fait conduire jusqu’à Champigny. Là, il a abandonné cette voiture pour s’engager dans les bois, mais comme il a souffert énormément du froid aux pieds, il a dû acheter une paire de bottines de feutre de M. Henry Reason. Dans la suite, il est disparu de nouveau sous bois, et c’est au début de la matinée qu’il s’est présenté chez M. Arthur Noreau, cultivateur de Neuville, pour chasser les occupants de la maison à la pointe du révolver.

Après avoir demandé du secours à ces deux occipants de la cabine du chaisse-neige, Bernard a repris la direction du bois de St-Augustin, et dans la suite toute une escouade de la police provinciale a été lancée sur ses pistes.

MM. Fradette et Reason ont identifié Bernard par une blessure qu’il portait à la main gauche, blessure non complètement cicatrisée. Les circonstances dans lesquelles Bernard a été aperçu sur la route nationale de la rive nord, dans les bois de St-Augustin, à deux milles de la voie ferrée, sont des plus intéressantes.

Un Récit
Laissons M. Maurice Fradette nous raconter cette nouvelle aventure se rapportant à la fuite de Bernard.

– ‘Vers une heurs moins dix la nuit dernière, dit M. Maurice Fradette, j’étais au volant d’un chasse-neige de la Voirie. A mes côtés se trouvait M. Henry Reason. Nous revenions alors de St-Augistin, et nous étions à environ deux milles de la voie ferrée de Champigny, en plein coeur du bois, Soudain, un individu émergés de la forêt, du côté nord en tenant à la main un vieux soulier tout enneigé. Il nous fit signe d’arrêter, ce que nous n’avons pas tardé à faire. L’homme avait les pieds gelés, et il vint s’asseoir au bord de notre cabine. Voyant sa piètre condition, nou luis avons frotté les pieds pendant quelques minutes. Dans la suite, il s’est aperçu que mon compagnon avait des bottines de feutre, et il lui a demandé de les acheter. Il a offert 3 dollars, mais M. Reason ne trouvait pas ce monant assez élevé. L’individu a alors tendu quatre billets américains d’un dollar, et l’autre a accepté. Comme l’étranger se chaussait, j’ai remarqué qu’il portrait une circatrice à la main gauche, sa blessure s’étant pas pensée. J’ai réalisé alors que cet homme devait être Bernard, mais nous n’étions pas armée. L’homme tenait toujours son habit formé et il semblait cacher qualque choise. Quand il a payé les bottines, j’ai remarqué qu’il avait en main un gros rouleau de billets de banque. Il nous a dit alors qu’il avait promis de marcher de Beauportville à Donnacona, mais qu’il s’était gelé les pieds. Peu après. il nous a demandé de nettoyer le parc-brise recouvert de frimas en disant qu’il voulait ‘voir en avant de lui.’

L’homme n’avait pas de gants. Il portrait un feutre brun, un habit brun, et une chemise brune. I’ n’avait pas de paletot, et il souffrait beaucoup du froid. Nous avons tenté de la faire asseoir au milieu du nous, mail il a déclaré qu’il préférait rester au bord du siège  de la cabine. Quand it est parti, il a repris la direction du bois, du côté nord. Nous nousa sommes alors dirigés en toute hâte vers Champigny, et par téléphone nous avons prévenu la police provinciale qui est accourue immédiatement sur les lieux.’ Dans la suite, la route a été fermée et gardée partout entre St-Augustin et Champigny. Je suis convaincu que cet homme était Bernard, mais nous avons été pris par surprise, et comme nous n’étions pas armée, nous n’avions aucune chance de nous en emparer’.

Les Recherches
Durant toute la journée d’hier, la police a fait des perquisitins dans plusiers maisons de la ville. Pendant ce temps, d’autres détectives ont procédé à l’enquête, et comme nous le disons dans une autre colonne, ils ont arrêté plusieurs personnes qui sont détenues comme témoins importants.

La Police en Devoir
Les policiers, tant provinciaux que municipaux, font preuve d’un zèle admirable. La plupart d’entre eux sont en devoir depuis dimanche soir, et c’est à peine s’ils ont pris quelques heures de repos. Afin d’être constamment prêts à toute éventualité, ils, ne vont pas chez eux; ils mangent aux quartiers généraux de la police au Parlement. Ils ont installé des lits portatifs dans leurs salles, et c’est là qu’ils prennent un peu de sommeil, lorsqu’ils reviennent d’une perquisition.

Collaboration Parfaite
Hier soir, le chef Lauréat Lacasse s’est rendu au Parlement avec le sergent-détective Aimé Guillemette, les détectives Louis Rochette et Charles Fiset, où ils ont eu une longue entrevue avec le Colonel Lambert. Ils ont donné à celui-ci tous les renseignements qu’ils avaient pu se procurer, et notamment des indications sur les maisons louches où le bandit pourrait se cacher.

Des Descentes
Dans l’après-midi, la police a aussi visité plusieurs endroits, entre autres une maison de la rue St-Luc et une autre du Boulevard Charest. Elle a fait des perquisitions dans plusieurs hôtels, dont un de la rue Henderson. Dans la soirée, des détectives ont visité une cour à bois de la rue du Roi, où on leur avait signalé la présence d’un homme.

Nombreux Appels
Un grand nombre de personnes ont téléphoné à la police, pour lui signaler le passage d’Honorat Bernard. Dans tous les cas, il s’agissait d’erreurs provoqués par de vagues ressemblances. Cependant, la police contrôle tous les renseignments qu’on lui signale.

A La Prison
C’est la détective Thomas Scallen qui a reçu les informations qui ont été transmises ensuite par lui à la police provinciale au suject des échanges de lettres et de paquets entres les deux prisonniers et une jeunne fille, par les fenêtres de la prison de Québec, du côte du parc des Champs de bataille nationaux.

Une Alerte
Une alerte a été causée hier soir, aux quartiers généraux de la police municipale quand arriva un message téléphonique à l’effet que deux filles, qui se trouvaient à ce moment dans le restaurant Roxy Ice Cream Parlor, en face du théâtre Arlequin, rue St-Joseph, en connaissaient long sur toute l’affaire Fontained-Bernard. Le sergent-détective Beaudoin donna ordre au détective Smith, et aux constables Savard et Charters, de se rendre immédiatement au restaurant et de lui amener les deux personnes en question, du nom de Emond et Mills.

En voyant arriver le détective Smith, les deux filles déclarèrent qu’elles n’avaient voulu que se vanter mais on les transporta tout de même à l’hôtel-de-ville où le détective Beaudoin les questiona.

Par ordre du chef Trudel, elles furent ensuite conduites au bureau du chef Lambert, au Parlement, où le detective leur fit subir un interrogatoire serré. Elles admirent qu’elles avaient rencontré les deux prévenus la veille de leur arrestation, au mois d’octobre dernier mais qu’elles ne les avaient pas revus depuis cette date. Leur déposition fut prise en sténographie et à la fin de la soirée les deux donzelles recevaient la permission.

Photo caption:
Cette vignette prise de bonne heure cet après-midi, à Neuvillee par le photographie du ‘Soleil’, fait voir le sous-chef des détectives provinciaux ADOLPHE TREMBLAY, qui au risque de sa vie, incite le curé de Neuville, M. l’abbé E.-ALPHONSE DOUCET, à entrer dans la maison où le bandit HONORAT BERNARD s’était renfermé. On sait que M. l’abbé DOUCET fut le premier à pénétrer dans la maison où il resta vingts minites à parlementer avec

BERNARD. Plus tard le sous-chef TREMBLAY avec une bravoure qui a fait l’admiration de ses hommes et des quelques 300 personnes présentes, entra à son tour et arrêta le compagnon de FONTAINE. Sur la photo, à côté du sous-chef TREMBLAY, on dinstingue le constable OVILA GILBERT, qui fut aussi un des premiers à se porter à l’aide de son chef au moment de l’arrestation de BERNARD. Cette photo a été prise sous un froid de près de 12 en bas de zéro. Au dessous on voit les constables provinciaux armés de révolvers et de carabines se préparant à faire l’assaut de la maison de M. ARHUR NOREAU, (frère de l’ancien échevin ALBERIC NOREAU, de Québec), où BERNARD s’était de bonne heure ce matin.   

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“Qui A Fourni Des Armes Aux Bandits Contre La Justice?” Le Soleil. January 26, 1937. Page 03.

Une enquête serrée se poursuit sur les circonstances qui ont entouré la dramatique évasion de Bernard et de Fontaine, et on announce des révélations sensationnelles au sujet de la provenance du revolver de Fontaine – Le gouverneur de la prison, M. L.-M.-J. Thibault, prétend savoir d’où vient le revolver.

Le dénouement dramatique de l’évasion signalée dimanche soir dernier à la prison de Québec ramène d’actualité une importante question que tout le monde se pose depuis le début de cette affaire: qui a fourni le revolver utilisé par Fontaine lors de l’évasion?

Une enquête très discrète est menée sur ce point, mais il apport qu’ele apporters des développements sensationnels, si sensationnels qu’ils dépasseront peut-être en intérêt les événements rapportés depuis deux jours autor de cette malheureuse affaire.

On a maintenant la certitude que plusieurs personnes, de l’extérierur de la prison ont participé au complot qui a amen l’évasion des détenus Fontaine et Bernard, et que ces derniers avaient ‘quelque part’ une réserve d’argent qui a grandement aidé leur machination. De plus, il a été établi qu’à leur sortie de prison, les deux fugitifs se sont dirigés vers le garage Maisonneuve (et non le garage Gauthier ou Cartier) et qu’ils ont rejoint un cpoain non loin de là. Dans la suite, un taxi les aurait conduits danns la côte d’Abraham où ils ont changé de vêtements, puis ils se sont dirigés vers Limoilou, où ils ont abandonné cette voiture au coin de la 4e rue et de la 5e avenue. Le départment dù procureur général poursuit toujours son enquète sur la provenance du revolver utulisé par les fugitifs, et des arrestations qui causeront beaucoup d’émoi sembient sur le point d’être faites.

Maison Cernée
Quelques heures avant le drame de la rue St-Jean hier après-midi, la police provinciale a également cerné une maison de la rue Ste-Angèle. Revolver au poing, des limiers ont été placés de faction autour de cette propriété pendant que d’autrès détectives pénétraient à l’intérieur. Il en est résulté encore un attroupement de curieux, mais cette descente ne produisit aucun résultat. La police avait enquête sur une nouvelle information. Toutefois, de nouveaux renseignments qu’elle obtint dans la suite lui permirent de localiser les deux fugitifs dans les circonstance que l’on sait.

A la prison locale, le gouverneur Thibault a admis que l’on savait d’où provenait le reolver remis aux détenus avant leur évasion, mais il a ajouté: ‘Nous ne pouvons dévoiler ces détails pour le moment.’

Revelations
D’autre part, des limiers de la police municipale ont cummuniqué à la police provinciale des détails fort intéressants en marge de cette évasion. A tout événement, on admet partout que si les détenus n’avaient pu se procurer ce revolver, il leur aurait été impossible de sortir de prison, et partant, le drame sanglant de la rue St-Jean n’aurait pas causé la mort de détective Châteauneuf, et le détective Aubin ne serait pas à l’hôpital.

C’est done pour ces multiples raisons que toute l’attention se concentre présentment sur la provenance du revolver que les détenus ont obtenu avant leur sortie de prison dimanche soir dernier. Les recherches se poursuivent activement dans ce domaine au départment du procureur général, pendant que toute une armée de policiers et de détectives est lancée sur la piste d’Honorat Bernard.

Hier soir, plusieurs officiers du départment

du procureur général ont visité la scène du drame de la rue St-Jean.

Detenus
A 1 heure, la nuit dernière, quatre hommes et deux jeunes genes avaient été amenés aux quartiers généraux de la Sûreté Provinciale où ils étaient gardés comme témoins importants. L’un deux a été mis en était d’arrestation après avoir été longuement questionné par le sous-chef Tremblay et le capitaine détective Roussin. Plusieurs arrestations suivront au cours de la journée. Il est même probable que des accusations de meutre seront portées contre deux ou trois des prévenus.

Les personnes qui ont été amenées aux quartiers généraux à date et interrogés comme témoins sont:

Wilfred Darveau, propriétaire du logement.
Henri Desrochers,
Cyrille Emond,
Roméo Dubuc, barbier
Joseph Aimé Perron,
Roland Perron

Le lieutenant colonel Léon Lambert, chef de la Sûreté Provinciale nous a déclaré, hier soir, que plusieurs arrestations sensationnelles seriat probablement faites d’ici quelques jours en rapport avec cette évasion et ce meutre. ‘Nous avons à faire à la pire organisation qui ne s’est jamais rencontrée à Québec. 

On conduit une enquête à la prison de Québec sur les circonstances qui ont entouré l’évasion des deux bandits. Le lt-col. Léon Lambert, directeur de la Sûreté Provinciale, a pleins pouvoirs pour éclaircir cette sinistre affaire. Comme nous l’annoncions hier, le sergent Phillas Cloutier est temporalement en charge des gardes, au nombre de quatre. Le sergent-major Léonce Carbonneau et le sergent Alphonse Vézina sont encore suspendus jus-qu’à nouvel ordre.

– LE REPAIRE DE FONTAINE ET BERNARD AU SOUS-SOL DU CHATEAU ST-JEAN –
Ces photographies prises par l’artiste du ‘Soleil’ sur le théâtre de la dramatique bataille au revolver entre policiers et fugitifs, hier après-midi, ne ou montrent, de gauche à droite: (1) la porte conduissant à l’extérieur de a appariements qu’occupaient Fontaine et Bernard, et par laquelle Honorat Bernard aurait réussi à s’enfuir au moment 

où la panique régnait sur les lieux; (2) L’appartement dans lequel se tenaient les fugitifs quand les détectives ont fait irruption sur les lieux. On peut voir au fond la radio autour duquel se trouvaient les occupants; (3) Un autre appartment du ‘flat’ ou la police a relevé des bouteilles de boisson, des verres, et autres objects qui ont été confisqués; (4) L’escalier où se tenait le détective Gérard Aubin quand il a été atteint par une balle après avoir abattu Fontaine, au pied de ce même escalier; (5) L’extérieur de la pension ‘Château St-Jean’.   (Photos du ‘Soleil’)

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“Bataille au révolver dans un sous-sol de la rue St-Jean – Mort du détective Chateauneuf et du bandit Fontaine – Bernard encore au large après une fuite mouvementée,” Le Soleil. January 26, 1937. Pages 01 & 9.

Le détective J.-Léopold Châteauneuf, victime du devoir, gît sur les dalles de la morgue à coté du cadavre d’Arthur Fontaine, abattu par le détective Gérard Aubin, lui-même blessé au cours d’une bataille au revolver entre la police et les deux bandits évadés de la prison de Québec – Le terrible drame se déroule dans une chambrette d’une maison de pension de la rue St-Jean et attire une foule nombreuse.

SCENES DRAMATIQUES

Pendant que la police resserre continuellement les mailles de ses filets pour retracer le fugitif Honorat Bernard, le cadavre de son complice Arthur Fontaine 

gît sur les dalles froides de la morgue aux côtés de celui du détective J.-Léopold Châteauneuf, à la suite d’une sanglante bataille au revolver entre la police et les deux évadés de la prison locale au sous-sol de la pension ‘Château St-Jean’. Dans l’intervalle, le détective Gérard Aubin, blessé au cours du même engagment, luttle déspespérêment pour échapper à la mort sur son lit de douleur à l’Hôtel-Dieu du Précieux-Sang. 

Cette phase de la plus dramatique rencontre entre policiers et bandits dans l’histoire de la vieille capitale, s’est déroulée sur la fin de l’après-midi d’hier quand Fontaine et Bernard ont été cernés dans leur repaire de la rue St-Jean, une petite chambrette d’à peine dix pieds carrés au sous-sol du Château St-Jean où ils s’étaient réfugiés. Fontaine et Bernard, traqués sans cesse depuis plusieurs heures, ont ouvert le feu sur les limiers qui sont riposté sans liésiter et lorsque le feu des revolvers eut cessé dans cette chambre sordide trois hommes baignaient dans leur sang au pied d’une muraille criblée de balles. Fontaine avait été abattu par le détective Gérard Aubin, le détective J.-Léopold Châteauneuf avait été blessé mortellement, et le détective Aubin avait été atteint lui-même d’une balle à la mâchoire. A la faveur de la panique causée par cette bataille au revolver, Honorat Bernard a réusssi à reprendre le large sans avoir été atteint dans la mêlée.

Depuis, durant la nuit dernière et dans la matinée. des détectives désireux de venger la mort de leur brave camarade

Châteauneuf le traquent sans merci sans oublier l’ultime commandement qui leur a été donné devant la gravité de la situation ‘Shoot to kill’ (Tirez pour tuer)!

La deuxième phase de l’évasion des détenus Fontaine et Bernard constitue le plus dramatique et le plus sanglant dénouement d’une affaire criminelle dans les annales policières de Québec. C’est la première fois que policiers et bandits échangent des coups de feu et qu’il en résulte des pertes de vie au cours d’une ‘chasse à l’homme’.

Fontaine a été abattu au fond de son repaire, tandis que le détective J.-Léopold Châteauneuf a succombé dans l’ambulance qui le transportait à l’hôpital en toute hâte après qu’il eùt reçu les premiers soins d’urgence au bureau du docteur Alphonse Giguère, de la rue St-Jean. Dans l’ambulance Châteauneuf était accompagné du docteur Paul Rochette, de la rue St-Jean.

Plusieurs personnes sont présentement détenues aux quartiers généraux de la police provinciale pour être interrogées au sujet de l’évasion des fugitifs et l’hospitalité qu’on leur a accordée.

En fouillant le cadavre de Fontaine peu après le drame, la police a constaté qu’il avait en poche une somme de $34.76 ainsi que dix-sept balles de revolver.

La police n’as pas eu de répit quand elle a intimé aux occupants de la chambrette l’ordre d’ouvrir la porte. Aussitôt, l’un des bandits a entrebaillé la porte, et immédiatement Fontaine a dirigé un véritable feu de barrage sur les limiers qui envahissaient son repaire.

Tout indique qu’à moins de complications imprévues, le détective Gérard Aubin, de Sillery, survivra à la blessure qu’il a reçue hier au cours de ce sanglant engagement. La balle qui l’a atteint au visage a quelque peu dévié au contact de la mâchoire, et ceci lui vaudra peut-être la vie. Son épouse s’est affaissée à sa résidence de Sillery en apprenant la nouvelle. Madame Aubin venait alors d’apprendre  la mort du détective Châteauneuf et elle redoutait pour son mari une fine aussi pénible.

L’enquête du coroner sur les circomstance qui ont entouré la mort du détective Châteauneuf et du bandit Arthur Fontaine aura lieu cette après-midi à la morgue Marceau. Vu le grand nombre de témoins qui seront entendus, il se peut que cette enquête ait lieu au Palais du Justice.

Bataille Sanglante
La police étaiyt à la poursuite des deux fugitifs depuis dimanche soir. Toute la sûreté était mobilisée, ainis que la police municipale de Québec. Les policiers avaient la description des bandits, qu’ils connaissaient déjà pour la plupart. Ils avaient déjà fouillé plusieurs maisons, tous les endroits où les deux individus pouvaient être cachés ou bien ceux où des gens croyaient les avoir vus. Le colonel Léon Lambert dirigeait lui-même les opérations, assisté du sous-chef Kenneth Turnbull.

Il était cinq heures et dix minutes, lorsque le chef Lambert fut prévenu que les deux bandits se cachaient dans une maison de la rue St-Jean. Il s’agit d’une pension, tenue par madame Joseph Perron, 547 rue St-Jean, sur le côté nord, entre les rues Sutherland et Turnbull. Une escouade de polciiers s’y rendit aussitôt.

Cette escouade était composée des détectives suivants: Léopold Châteauneuf, Gérard Aubin, Georges Labrecque, Aimé Pettigrew, C. Bolduc et de quelques autres qui se postèrent dans la rue, pendant que ceux-ci pénétraient dans la maison.

Madame Jos. Perron leur fit visiter toute sa maison, chambre par chambre. Cette visite prit un certain temps. Lorsque les policiers eurent tout vu, la femme leur fit: ‘il y a encore un ‘flat’ en bas. Les détectives décidèrent d’aller immédiatement au rez-de-chaussée.

Châteauneuf et Labrecque sondèrent d’abord la porte. Elle était fermée à clé.

Ils commandèrent d’ouvrir, au nom de la lio. Comme les individus qui étaient à l’intérieur ne répendondaient pas, le détective Georges Labrecque enfonça la porte, en la heurtant violement. Son camarade Châteauneuf était à côté de lui; lors-que la porte céda, celui-ci se trouvait dans l’ouverture.

Fonatine tira aussitôt sur M. Châteauneuf: une première balle l’atteignit à la bouche, une autre à la poitrine, et en tombant, il en reçut une troisième dans le dos. Cependant, le détective avait tiré les six balles de son revolver dans la direction du bandit.

Tout cela s’était passé si rapidement que le détective Aubin n’avait pas encore eu le temps d’aiteindre le bas de l’escalier. Iy entendit le bruit de la fussillade et la voix de son compagnon d’armes qui criait d’un ton désespéré: ‘Je me meurs, Gérard, ils m’ont tué.’

Aubin descendit quatre à quatre les dernières marches de l’escalier visant en même temps Arthur Fontaine qui tentait un dernier effort pour se sauver en montant lui-même me l’escalier. Emporté par son désir de sauver son valeurreux camarade le détective entra comme un bolide dans la petite pièce, revolver au poing. Il fut reçu par Honorat Bernard lui-même qui lui braqua son revolver sous le nez et qui fit feu à bout portant. Le sang gicla, Aubin chancela mais sans perdre connaissance il entrepirit de se rendre chez le médecine. C’est dans ce moment de déssaroi que Bernard prit la fuite par la porte dérobée qui donne sur la ruelle.

La figure ensanglantée et brûlée par la poudre, le détective Aubin fut conduit à la porte voisine chez le docteur Alphonse Giguère. Il avait toute sa connaissance. En arrivant chez le jeune et sympathique médecine, il lui dit tout de go: ‘J’ai été blessé par les bandits docteur, prévenues je vous en prie ma famille et faite venir un prètre’.

Le docteur Giguère s’empressa d’acquiescer à son désir tout en lui donnant les premiers soins.

D’après la police, lorsque les deux bandits furent surpris, il y avait trois autres personnes avec eux dans la pension: Cyrille Emond, H. Desrochers et Darveau, le propriétaire du ‘flat’. Il y avait des bouteilles sur les tables. On a aussi trouvé un appareil de radio dans le chambre.

Les trois hommes qui se trouvaient là ont été arrêtés dans la soirée et ils sont dêtenus comme témoins importants tout comme R. Dubuc, le propriétaire du salon de barbier.

Les Blessés
Les deux détectives furent transportés à l’Hôtel-Dieu par les ambulances des maison Lépine et Cloutier après avoir été soignés chez le Dr. Alphonse Giguère, qui demeure à côté du Château St-Jean. Châteauneuf expira dans l’ambulance même alors que le docteur Paul Rochette était à ses côtés. Quant à M. Aubin, on le transporta d’aabord au bureau du Dr Alphonse Giguère, situé tout près du théâtre du drame. Le chirurgien lui donna les premiers soins et le fit conduire à l’hôpital, où on procéds à l’examen aux Rayons X.

Le cadavre de Fontaine fuit ensuite transporté à la morgue Mârceau, où on procédera à l’autopsie aujourd’hui.

Les fugitifs avaient bien choisi leur autre: les deux petites pièces qu’ils occupaient étaient louées de Mme Jos. Perron par M. Wilfrid Darveau. Ces pièces communiquent à l’extérieur par une porte presque dérobée. Situées au soubassement de la maison, on y communiqué de l’intérieur par une porte presque dérobée. Situées au soubassement de la maison, on y communiqué de l’intérieur par un escalier étroit mais assez long et où l’on voit à peine à deux pas devant sol. Au bas de cet escalier, étendu dans un passage d’au plus sept pieds de largeur par dix de longueur. Fontaine gisait dans son sang, barrant de son corps la porte de la chambre où il s’était réfugié avec Bernard. Le cadavre était à demi-vêtu: une chaussure manquait à ses pieds; sa face était ensanglanté par de nombreuses blessures, particulièrement à la tempe gauche; il était allongé sur le dos dans la posture où la mort l’avait surpris.

Dans la chambre, où l’on ne pénétrait qu’après avoir enjambé la cadavre, la lumière électrique éclairait mal les objects et les soupiraux étaient masqués par des rideaux épais. Sur une table, quatre boutelles de boisson ont été saisie par le constable J.-B. Bolduc, de la police provinciale, qui a également recueilli le revolver de l’assassin.

Tel est le triste dénouement de cette évasion sensationnelle dont nous avons raconté toutes les circonstances, hier matin. Le bandit qui vient de terminer sa vie de si triste façon est un récidiviste qui avait déjà commis toute une série de vols à main armée. Il était justement en prison pour attendre son procès après avoir été arrêté de nouveau cet automne. Plusieurs accusations très graves pesaient sur lui. Ces individu a passé cinq ans dans la Légion Etrangère, après avoir échappé une première fois à la justice. A son retour au pays, il y a quelques annnées, il a fait un récit de son séjour dans la Légion, récit recueilli par un citoyen de cette ville qui le publia sous le titre de ‘Légionnaire.’

Depuis Dimanche
Honorat Bernard et Arthur Fontaine sont venus se réfugier dimanche soir, à huit heures, à la pension située à 547, St-Jean. L’appartement où ils ont soutenu l’assaut des policiers avait été reteu par la sûreté pour être interrogé.

Après leur évasion, dans les circonstances que l’on sait, les deux fugitifs se sont dirigés vers Limoilou vraisemblablement pour dépister la police et peu après ils arrivaient à la pension.

Il est probable que ce réduit avait été retenu pour ces fins. Dans leurs perquisitions, les détectives ont trouvé dans la pièce dont les murs étaient criblés de boilles quatre bouteilles de boisson et un radio au moyen duquel les bandits ont suivi les péripéties de la chasse qui leur a été donnée.

La police tient à sa direction les deux jeunes gens qui ont été trouvés dans l’appartement au moment de la tragedie d’hier: Wilfrid Darveau et H. Desrochers dont on attend des renseignements sur l’évasion et l’écharge des coups de feu. Le barbier, M. Dubuc, dont la boutique voisine la maison de pension, ainsi que les deux jenues fils de Mme. Jos. Perron, la propriétaire de la maison, ont également été retenus comme témoins.

Cette maison où s’est déroulé le drame d’hier est bien connue de la police.

Elle est désignée sous le nom de Château St-Jean, et elle est adossée à deux établissements commerciaux, le Rita Cake Shop, une maison de pâtisseries, et la boutique de barbier de M. R. Dubuc. Tout en arrière, se trouve la falaise qui former la rue Lockwell. On croit que Bernard a réussi à s’évader en longeant les hangars et remises au pied de la falaise.

Le corps d’Arthur Fontaine a passé la nuit sur les dalles de la morgue Marceau, rue St-Vallier. Le docteurs Rosairo Fonatine, médecin-légiste, est arrivé de Montréal ce matin et il a fait l’autopsie du cadavre, cet avant-midi. L’enquête du coroner aura ensuite lieu au cours de l’après-midi.

Hier soir, le capitaine-détective Roussin, un de ses compagnons et un employé de la maison Sylvio Marceau ont fouillé les vêtements de Fontaine. Ils y ont trouvé $34 en dollars américains, 17 balles et 76 cents de monnaie. Les $34 étaient toutes des pièces d’un dollars.

Un Récit
Roland Perron est le fils de la propriétaire de la maison de pension; âgé d’environ 16 ans, il nous a fait avec assex de sang-froid le récit de ce qu’il a vu: ‘Les polices ont visité toute la maison, dit-il, je les suivais. Il ne restait que le ‘flat’ d’en bas mais on leur a dit que les bandit, n’étaient pas là, que le flat était loué par M. Wilfrid Darveau qui en avait la clé.

‘Les cinq polices sont descendues en bas et moi avec eux. Ils ont frappé à la porte et ont demandé qu’on leur ouvre. Ils n’ont pas eu de réponse; alors ils ont dit qu’ils allaient défoncer. Là, les bandits ont fait jouer la serrure puis ils ont ouvert doucement la porte et ils ont tiré: c’est un vrai ‘tapon de feu’ qui est sorti de la porte, j’ai vu qu’un détective était blessé, j’ai manqué être atteint moi aussi. Je me suis sauvé en courrant.’

– ‘La police a-t-elle tiré

aussitôt? Avez-vous vu Bernard s’enfuir?’

– ‘Vous comprenez, je n’ais pas eu le temps de voir.’

La propriétaire de maison nous répète qu’elle ne savait pas que Fontaine et Bernard étaient dans les pièces de soubassement et que Darveau, qui en est le locatair, n’y entrait ou sortait que par la porte qui donne précisement dans la chambre où Fontaine et Bernard ont été surpris.

Fontaine Au Maroc
Fontaine n’a pas fait que des mauvais coups dans sa vie mouvementée et on trouve, en consultant son carnet militaire de la Légion étrangère, une citation à l’ordre du jour pour bravoure sur les champs de bataille. Voici le texte de cette citation, avec le nombre des blessures reçues par Fontaine qui fut décoré de la médaille coloniale:

Felicitaions – Ordre General No 22
Le 7 février 1925, se sont portes au secours de leur chef, l’adjudant Hiou, tombé dans une embuscade près du poste de Tamakaut – ont fait preuve de sentiments élevés de camaraderie militaire et d’abnegation en demandant de faire partie de la patrouille chargée d’aller rechercher le corps de ce sous-officier.

2) mai 1926. – Blessures externes, éclats de grenade, 5c.
Coup de balonnettes, cuisse droite.
Décorations. – Médaille coloniale, agrafe Maroc 1925-26 – No 431-419.

Les Photos
Les photographies de Fontaine et de Bernard fournies à la police provinciale provenaient de la galerie des criminels organisés par les détectives.
—-
Honorat Bernard est encore en liberté au moment où le ‘Soleil’ va sous presse – Un représentant de notre journal accompagne des détectives et les agents de police sur les diverses postes suivies dans l’espoir de rattraper Bernard, vivant ou mort – Courses effrénées à travers la ville pendant une bonne partie de la nuit – Plusieurs personnes prétendent avoir vu Bernard – La police visite un tramway 

où le bandit aurait pu se trouver.

NOMBREUSES ALERTES
— 
Le sinistre bandit Honorat Bernard est encore en liberté au moment où nous allons sous presse. Malgré les efforts désespérés de la police, malgré une chasse à l’homme mouvementée qui a duré une partie de la nuite, Bernard est libre. La police l’a vu pour la dernière fois, avec certitude, vers minuit. Depuis, on a suivi plusieurs pistes dans l’espoir de la rattraper vivant ou mort.

Pendant que le malheureux détective Châteauneuf était dirigé vers l’hôpital sous la surveillance du docteur Paul Rochette, médecin de la rue St-Jean, et du docteur Alphonse Giguère, qui a son bureau professionnel tout près du théâtre du drame, le cadavre de Fontaine gisait toujours au milieu d’une mare de sang. La foule grossissait sans cesse aux abords du Château St-Jean, et un véritable flot humain déferiait de partout dans la direction de ce secteur de la rue St-Jean. Toute cette multitude était en proie à une grande nervosité, et les rumeurs les plus confuses ne cessaient de circuler dans ce milieu. Soudain, on vit une escouade de détectives sortir rapidement de la pension St-Jean pour sauter dans une automobile qui démarra à toute vitesse vers le nord de la ville. Immédiatement la représentant du “Soleil’ apprit que Bernard pouvait avoir été vu à Stadacona, et il héla un taxi pour transporter sur les lieux. Cette voiture suivait constamment celle de la police, et dans cette course rapide, un jeune homme a failli être blessé par la voiture qu’occupait le représentant du ‘Soleil’, au coin des rues de la Couronne et St-Vallier. Le jeune hoome traversait alors la rue tête baisée en face de nos édifices, et il se jeta aveuglement sur le garde-boue de l’automobile. Il ne fut que légèrement touché cependant.

Course Effrenée
Cette course endiablée de l’escouade des policiers suivis du représentatnt du ‘Soleil’, se termina au coin des rue St-Amadour et Osanam, en arrière de l’église St-François d’Assise. A cet endroit, un chauffer de taxi guida les limiers sur la galerie d’une résidence de la rue St-Amadour en leur disant: ‘C’est ici qu’il a été vu pour la dernière foix.’ Ce dernier prétendait alors que Bernard était monté dans son taxi au coin des rue d’Aiguillion et Marchand, à la Haute-Ville, et qu’il s’était fait diriger vers St-François d’Assise. ‘Il m’a payé la course, dit encore ce chauffeur aux policiers, puis après avoir traversé le terrain vacant que vous voyez, il a escaladé les quelques marches de l’escalier d’une propriété privée. En le voyant fuir à travers ce terrain vacant, j’ai réalisé alors que cet homme pouvait être Bernard’.

Travail Audacieux
D’autre part, deux bambins qui jouaient dans la neige sur ce terrain vacant, affirmèrent qu’un homme était passé près d’eux à la course, mais comme ils n’étaient pas encore au courant du drame de la rue St-Jean, ils ne portèrent pas attention à ses gestes. C’est à ce moment que des détectives, revolvers au poing, accompganés d’autres agents portant des bombes lacrymogènes et des projecteurs à pile-sèche se mirent à fouiller la propriété privée de la rue St-Amadour vers laquelle se serait dirigé Bernard. Le représentant du ‘Soleil’ suivait toujours de près le détective Martin Healy qui fit preuve d’audace et de sang-froid. On fouilla sous les galeries, dans les ruelles, à l’arrière des résidences, et même les bords de la petite rivière Lairet qui coule en arrière de ces propriétés. Des voisins attirés sur les lieux par le travail des limiers émirent l’opinion que Bernard serait allé se jeter dans la rivière en se voyant cerné de près, mais cette hypothèse fut vite rejetée. En effet, la rivière était couverte d’une épaisse couche de galce, et comme elle n’a que le volume d’un petit ruisseau à cet endroit, le fugitif n’aurait pu y faire le plongeon fatal.

Tramway Vide
Comme les détectives sortaient d’une ruelle voisine, ils aperçurent un gaillard de la stature de Bernard qui courait à toutes jambes dans la direction du tramway, et qui arriva au coin de la première avenue et de la rue St-Amadour au moment même où la voiture ‘653′ du Quebec Power allait stopper. L’homme y monta rapidement, et le tramway reprit sa course en direction de Stadacona. Deux voitures chargées de détectives partirent alors dans une direction opposée, et non loin de la Pointe-aux-Lièvres, le tramway fût cerné de toutes parts. Deux détectives y montèrent au grand émoi des passagers, mais ils réalisèrent en une seconde que l’homme en question était un paisible citoyen, et le groupe retourna alors sur la scène du drame.

Une Bagarre
Il était environ 6 heures 15 à ce moment, et la foule était devenue plus considérable sur la rue St-Jean. On savait que le cadavre du fugitif Fontaine était encore dans la maison cernée par la police, et ces milliers de curieux espéraient pouvoir assister au transport de la dépouille dans le fourgon. Vers 7 heures moins 5 minutes, le fourgon de la maison Marceau arrivait en face du No 547 de la rue St-Jean, et la ruée de la foule devint alors si forte que cette voiture eût mille difficultés à atteindre le but de sa course. Le cadavre de Fonatine, placé sur une civière, et dissimulé complètement aux regards par une couverte de laine de couleur sombre, fut sortu par une porte latérale du salon de barbier de M. R. Dubuc et placé dans le fourgon, qui démarra vers la morgue immédiatement. La pression de la foule était si considérable à ce moment, que des curieux ennuyés d’être victimes des coups de coudes, se mirent à jouer du poing. Un constable de la police municipale dut intervenir pour séparer deux assaillants. Un peu plus tard, arriva un tramway qui devait traverser l’attroupement, et des jenes gens lui barrèremy la route pour le fair balancer ensuite sur son châssis avec la force de leur bras vigoureux. Le départ du cadavre de Fontaine baissait le rideau sur ce drame autour du Château St-Jean. Ce n’est que ver huit heures que la foule commençu à se disperser, et toute la soirée des gens sont accourus de toutes les parties de la ville pour examiner la scène du drame. Des agents de la police provinciale ont monté la garde toute la soirée et toute la nuit à l’intérieur de cette pension, et personne n’a été autorisé à visiter la chambrette où Fontaine a été abattu. Le salon de barbier de M. R. Dubic a été plongé immédiatement après le drame, tandis que tout à proximité, les lumières du Rita Cake Shop brillaient comme à l’ordinaire.

Aux bureaux de la police provinciale, malgré la gravité du moment et l’épreuve à laquelle les hommes faisaient de courtes allusions, le plus grand ordre régnait. Le détective Tremblay communiquait constamment par le téléphone.

Volontaires
Lorsqu’il rassembla de nouveau une équipe pour une nouvelle chasse, tgous les constables se présentèrent, en véritables volontaires. Après les mêmes recommandations qui avaient précédé la course à Stadacona, l’escouade se dirigea vers la maison qui porte le numéro 4, rue St-François. Les policiers descendirent revolver au point et en un rien de temps tout le pâté de maisons et de hangars ramassé à cette intersection des rue St-Roch et St-François fut entouré d’un cordon infranchissable. Un groupe entra dans la maison pendant que les autres se tenaient devant les issues, les armes braquées et prêtes à faire feu si Bernard essayait d’échapper.

Après avoir perquisitionné dans toute la bâtisse, il fallut se rendre à l’évidence: Bernard n’y était pas et il était toujours au large. Une autre information survint selon laqueel le fugitif avait été vu à Stadacona et les forces policières prirent de nouveau cette direction.

Cette chasse à l’homme s’est poursuivie pendant toute la soirée: on signalait Bernard tantôt sur le boulevard Charest où l’on racontait que le bandit était entré chez un barbier, tantôt on l’avait vu sur la rue St-Joseph…

Nombreuses Courses
Vers 7 heures et 15, Honorat Bernard pénétrait dans un magasin de la rue Lejeune, près de l’église de Stadacona, et demandait à téléphoner à la dame qui était venue lui répondre. Il avait commencé à signaler lorsqu’il aperçut le proprietaire du magasin, il abandonna l’acoustique et prit la porte.

Les autorités policières furent immédiatement prévenues et une escouade de policiers fut dirigée sur les lieux en toute hâte. A leur arrivée, le fugitif avait bel et bien pris la fuite dans la direction de Limoilou.

A Limoilou
Quelque minutes plus tard, le chef Léon Lambert qui dirigeait continuellement ses hommes recevait un message téléphonique de M. Lacasse, épicier, 441. ee avenue, coin de la 12e rue, que Bernard s’était présenté à son magasin et qu’il avait voulu appeler un taxi, mais qu’en l’aparcevant il avait pris la fuite en descendant la 3e avenue. Plusieurs agents de police, munis de revolvers et de bombes lacrymogènes, furent dirigés sur les lieux pour faire enquête/ L’individu qui s’était présenté à l’épicerie Lacasse était bel et bien Bernard qui avait pris une direction inconnue.

Nouvelle Alerte
Comme un véritable détraqué, Honorat Bernard se rendit au salon de barbier de M. Amédée Delisle, 154 boulevard Charest. M. Amédée Delisle était absent. C’est le fils de ce dernier. M. Conrad Delisle oui recut le client sans le reconnaitre. ‘Tu vas me faire la barbe,’ lui dit Bernard d’un ton impératif. ‘Asseyez-vous dans la chaise,’ reprit le barbier. ‘Ah non’, reprit alors Bernard. ‘Je veux voir dans le miroir ce qui se passe derrière. Je vais rester debout’.

Pendant tout ce temps-là, Bernard tenait ses deux mains dans ses poches. M. Conrad Delisle ne fut pas lent alors à reconnaitre Bernard. Sous l’empire de la crainte, il le rassa. ‘Fait ça le plus vite possible’ de reprendre Bernard. ‘Je suis pressé. Je suis aussi un peu anormal de ce temps-ci, mais je ne suis pas en boisson’.

Le fugitif ne restait pas en place et paraissait très agité. Il surveillait continuellement en arrière de lui. Un des gendres de M. Delisle vint à entreer et demands à voir son beau-père qui était absent. En entrant dans le salon de barb ier, il reconnut aussitôt Bernard et sans faire mine de rien connaitre il se dirigea prévenir la police.

Pendant tout ce temps-là, Bernard continuait à se faire raser. A un moment donné, il apercut dans le miroir un homme et une femme qui se trouvaient sur le trottoir. Il les reconnut et se leva la main en se montrant deux doigts en signe qu’il seriat prêt dans deux minutes. Le barbier lui avait rasé les deux

côtés de la figure et allait lui couper la barbe dans le cou, lorsque Bernard lui dit que c’était assez. Il prit un trente sous et paya le barbier en jetant l’argent sur la table. En sortant, Bernard voulut s’emparer d’un pardessus appartenant à M. Conrad Delisle, mais madame Amédée Delisle intervint en disant que ce manteau était la propriété de son fils.

Bernard prit ensuite la fuite dans la direction de St-Sauveur. A l’arrivée de la police, il venait à peine de laisser les lieux pour prendre une direction inconnue.

A La Police
Après l’émoi causé par le bandit Bernard à la suite de son entrée dans un salon de barbier de la rue Charest, l’inquiétude de la population s’accrut et chacun croyait voir le fugitif dans son quartier. La police, sous la direction du chef Lambert, a répondu à chacun de ces appels, dans l’espoir de capturer Bernard.

C’est ainsi que les policiers furent successivement appelés au No 180, rue des Oblats, où une femme dit qu’elle avait vu un homme, en veston, le chapeau rabattu sure les yeux et qui mangeait à un restaurant. Un appeal dirigea également la police au restaurant ‘Canari’, rue de la Couronne, puis dans la 

côte des Bell, où l’on avait vu un homme rôder dans les hangars, sur la route Ste-Claire et enfin, dans la cour de l’école St-Joseph.

Mais aucune de ces indications n’amena l’arrestation du bandit.

Plusieurs personnes alertées par ces courses, et par la nouvelle que le redoutable desperado circulait ici et là en ville, ont refusé de quitter leur demeure hier soir. On nous, a appris également que dans tous les coins de la ville les chauffeurs de taxis étaient bien sur leurs gardes, et qu’ils communicquaient à la police tous les renseignements qu’ils pouvaient obtenir au sujet des course de Bernard.

Des Alertes
Tout un émoi a été causé en ville sur la fin de la matinée quand des détectives et des constables de la Sûreté provinciale, secondés par une escouade de la police municipale, ont entrepris une nouvelle course dans la partie basse de la ville pour se diriger à l’extrémité ouest de la rue St-Vallier. A la suite d’information reçues par la police, on était sous l’impression que le desperado Honorat Bernard s’était présenté dans un petit restaurant situé à proximité des limites de la ville. Les limiers ont fait irruption à cet endroit revolver au poing, mais après avoir procédé à l’examen des lieux, ils ont constaté que Bernard n’avait pas été vu à cet endroit.

Au cours de la nuit dernière, un jeune homme qui connait bien de vue Honorat Bernard a prétendu que ce dernier était passé à la course sur la rue Lachevrotière. Des policiers ont été dirigés immédiatement à cet endroit, mais dans ce cas encore, l’information était erronée.

Depuis l’heure du drame de la rue St-Jean, les membres de la police provinciale ont été obligés de multiplier les courses en ville à la suite d’informations venant de tous les milieux.

On ne signale aucune nouvelle arrestation. Hier soir dans la soirée, dans les parcs et aux environs de la ville, on a arrêté un bon nombre de suspects pour les interroger, mais on les a relâcher aussitôt. Notamment, un homme et une femme qui étaient au cours de la nuit sur les plaines d’Abraham, ont été conduits aux quartiers généraux de la Sûreté provinciale. Après leur avoir posé quelques questions et les avoir identifiés, la police les a

relâches, et les intéressés ne se sont pas formalisés à cette cérémonie.

Un peu avant midi le directeur de la Sûreté provinciale, le lieut.-colonel Léon Lambert, s’est rendu à la prison pour sa visite quotidienne. En raison des circonstances particulières, il était aujourd’hui accompagné de M. Albert Plouffe, secrétaire particulier du premier ministre.

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“Quebec Radio Man Warned By Thugs,” Montreal Star. January 25, 1937. Page 01.

Danger Threats Made For Giving Information On Jail Break

QUEBEC, Jan. 25 – (C.P.)
Three telephone calls warning a radio announcer that he was in danger if he continued sending out reports of a jail-break were received by a local statoon today. The station is said to have broadcast last night reports of the escape of Monorat [sic] Bernard and Arthur Fontaine from Quebec jail.

Several persons were questioned at provincial police headquarters in the legislative buildings and officers searched the narrow avenues of Lower Quebec for the two men who fled last night after they had been permitted to leave their cells to confer with their lawyer. No arrests have been made.

While police guarded the railway stations and posted men on all highway outlets, officials of the Attorney-General’s Department announced that Leonce Charboneau, assistant jail governor, and Sergeant Alphonse Vezina had been suspended pending investigation into the escape of the two prisoners, armed with five revolvers and a supply of cartridges.

Bernard, 28, and Fontaine, 32, who had been awaiting trial for a series of robberies, were last seen leaving a taxi near the outskirts of the city. Police, however, said they believed the pair were still hiding in the city.

The prisoners escaped from jail visitors’ room where they had been escorted to talk with their lawyer, Paul Lescage. Jail officials said that Fontaine drew a revolver as soon as he got into the room, relieved the guard of the keys and fled with his companion after stealing four revolvers and ammunition from the office.

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“2 Individus S’Evadent De La Prison De Québec,” La Patrie. January 25, 1937. Page 2.

QUEBEC, 25. (P.C.) – La police municipale et la police provincile de la capitale ont été mobilisées pour retrouver deux individus qui s’évadèrent, hier soir, de la prison de Québec, après avoir enfermé deux gardes de la prison et volé plusieurs revolvers et des cartouches dans les bureaux.

Les deux fugitifs sont Honorat Bernard, 28 ans, et Arthur Fontaine, 32 ans, arrétés le 16 octobre pour cambriolages et qui attendaient leur procès aux assises criminelles. Au moment de leur évasion, ils étaient au parloir à causer avec leur avocat, Me Paul Lesage, Fontaine se leva soudain et, tirant un revolver de sa poche, il tint en respect Me Lesage et le garde, pendant quue son compagnon volait des revolvers et des balles au bureau de la prison.

Après avoir enfermé les deux hommes, les deux individus sortirent de la prison, montèrent dans un taxi et se firent conduire à une maison de la rue Saint-Ollivier. Ils se rendirent ensuite à Limoilou, où la police a perdu leur trace. 

70 agents de la police provinciale et 40 agents municipaux sont à leur trousses.

Deux gardes ont été suspendus.

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“Deux officiers de la prison sont suspendus,” Le Soleil. January 25, 1937. Pages 03 & 04.

Le sergent-major Carbonneau, assistant-gouverneur, et le sergent Alphonse Vézina, sont suspendus par le procureur général – Les raison.

Le sergent-major Léonce Carbonneau, assistant-gouverneur de la prison de Québec, et le sergent Alphonse Vézina ont été suspendus de leur fonctions dans le cours de la nuit, après une rapide enquête dirigée par le chef de la  sûreté, le lt-colonel Léon Lambert, qui a interrogé plusieurs témoins. D’après les renseignements obtenus par le ‘Soleil’ d’une personne très digne de foi, le sergent-major Carbonneau avait été averti à deux ou trois reprises que des amis des deux évadés, Honorat Bernard et Arthur Fontaine, préparaient l’évasion des prisonniers. Des témoins ont affirmé cette nuit aux policiers qu’ils étaient allés à la prison de Québec avertir les autorités de ce qui se tramait dans l’ombre. 

On prit alors note de leurs avertissements. Le sergent Alphonse Vézina a été suspendu pour avoir, dit-on, ignoré l’article qui défend au sergent qui a la garde des prisonniers d’entrer à l’intérieur des grilles de fer, avec la clef qui donne accès aux quartiers des détenus.

Si la clef avait été laissée aux soins d’un garde à l’extérieur, les deux prisonniers seraient encore à la prison et tout ce trouble aurait été évité. La supension des deux officiers de la prison a été annoncée par le lt-colonel Léon Lambert lui-même. Le chef de la sûreté  a déclaré: ‘Cette double suspension a été décrétée après une enquêre faite par le départment du procureur général’. Le lt-colonel Lambert n’a pas voulu faire d’autres déclarations, laissant au départment du procureur général le soin de renseigner le public.

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“Evasion sensationnelle à la prison,” Le Soleil. January 25, 1937. Page 03.

Honorat Bernard et Arthur Fontaine, qui attendaient leur procès aux prochaines assises, s’évadent aisément de la prison, vont changer de costume dans une maison de la rue St-Olivier et disparaissenet à Limoilou – De nombreuses personnes sont arrêtées pour être interrogées – A la pointe du revolver.

Toute une armée de détectives et de constables fouille présentement la banlieue de la Vieille Capitale dans l’espoir de retracer Honorat Bernard et Arthur Fontaine, deux détenus de la prison locale qui ont réussi à s’évader de leur cellule, hier soir, dans des circonstances particulières, et dont la fuite a causé beaucoup d’émoi dans les cercles policiers.

Honorat Bernard et Arthur Fontaine devalent tous deux subir leur procès au prochain terme des Assises Criminelles sous une accusation de vol. Bernard est un récidiviste, tandis que Fontaine n’a jamais été condamné avant cette offense qui lui a valu la prison.

Bien que les deux fugitifs de la prison des Plaines d’Abraham n’aient pas été retracés au milieu de la matinée, la police ne désespère pas de leur mettre la main au collet d’ici quelques herues. Tandis que les plus jabiles limiers et les constables le plus expérimentés fouillent tous les endroits où Fontaine et Bernard pourraient trouver un abri, des instructions sont envoyés à la police des chemins de fer, aux autorités municipales des petits centres et aux gardiens des ponts de péage.

La police semble convainceue que les deux fugitifs ne sont pas très loin de la banlieue de Québec, et qu’ils ont discontinué leur course désespérée après avoir réalisé qu’ils seraient cernés partout. On croit qu’ils se cachent quelque part en attendant la nuit pour sortir de leur retraite.

A la suite des appeals lançés par la radio et la presse locale, les fugitifs ont probablement décidé de ne pas sortir de leur retraite avant quelques jours, mais on croit que la police aura vite fait de les dépister même dans leur repaire. 

Le colonel Léon Lambert, directeur de la Sûreté provinciale, a pris lui-même hier soir la direction des recherches, et il a mobilisé tout son personnel qui a passé la nuit sur le qui-vive. Le directeur de la Sûreté lui même a été à la tâche jusqu’à quatre heures dans la nuit, et après quelques heures d’un repos interrompu par de fréquents appels téléphoniques, il était de nouveau au poste. Il en a été ainsi des officiers supérieurs du bureau des détectives.

Dans le but de facilitier les recherches, la Sûreté provinciale nous a fourni aujourd’hui les renseignments suivants pour l’identification des fugitifs.

Honorat Bernard, né le 15 janvier 1908. Il a les yeux bruns, les cheveux brun clair, et mesure 5 pieds et 10 pouces. Il pèse 170 livres.

Arthur Fontaine est né en 1905. Il a les cheveux plutôt blonds, les yeux bleus, et mesure 5 pieds et 9 pouces. Il pèse 164 livres.   

Photo caption:
“La Police Recherche Deux Evadés de la prison locale”
Pour aider aux recherches poursuivies depuis hier soir par tous les agents de la 

Sûreté provinciale, de la police municipale et des constables des chemins de fer, le ‘Soleil’ publie ci-dessue les photographies des deux détenus qui se sont évadés de la prison de Québec. On voit (à gauche) Arthur Fontaine et (à droite) Honorat Bernard. Ces photographies prises par les autorités au moment de l’arrestation des deux détenus nous ont été fournies par la police. Au centre, on voit la porte de la prison locale.

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“Condamnation Des Isidore,” La Presse. December 27, 1917. Page 01.

Les dangereux assomeurs hébreux reçoivent leurs sentences, ce matin, devant le juge Bazin, qui condamne Lionel à 12 ans de pénitencier et son frère, Sam, à 7 ans.

Pas De Clemence Pour Ces Bandits

Lionel et Sam Isidore, les deux jeune Israélites qui dans le courant du mois de septembre ont pris part à deux vols avec violence commis au détriment du bijoutier McKinley, de la rue Sainte-Catherine Ouest, ont été condamnés, cet avant-midi, par le juge Bazin, en cour des sessions.

Le premier passera douze ans au bagne et son compagnon fera un séjour de sept années dans la même institution. 

Me Ladouceur, le greffier de la cour, lut les chefs d’accusation aux deux prévenus et leur demands s’ils avaient quelque chose à dire avant que sentence ne soit prononcée.

‘Oui’ dit aussitot Lionel Isidore, ‘Vous voudrez bien prendre en considération que mon frère et moi avons fait tout en notre possible poiur faire découvrir les autres coupables et faire retrouver les marchandises volées. J’espère que vous ne serez pas trop sévères à notre égard.’

Quand it eut fini de parler, le juge se tourna vers les deux prévenus et fit la mercuriale suivante: ‘Vous êtes des voleurs de la plus dangereuse espèce, des bandits, des assommeurs. On sait ce que valent ces individus quand ils sont pris; ils sont prêts à tout avouer et à faire les plus belle promesses, mais si nous les relâchons, ils seraient prêts à recommencer demain à assomer leurs concitoyens. Vous ne méritez aucune clémence. Au contraire vous devez être punis sévèrement’.

Après avoir lu de nouveau les volumineux dossiers des inculpés et avoir énuméré les plaintes, le juge Bazin condamna Lionel Isidore à six ans de pénitencier sur deux acusations de vol, les deux sentences devant être passées l’une après l’autre, ce qui fait en tout douze ans de bagne.

Son frère a été condamné à six ans pour vol et à une année supplémentaire pour s’être enfui des cellules de la

Sûreté.

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“La Captures Des Frères Isidore,” La Patrie. November 14, 1917. Page 03. 

“Les frères Sammy et Lionel Isidore, accusés de deux actes de banditisme audacieux et évadés des cellules de la Sûreté, ont été coffrés à Welland. Ils purgent actuallement à cet endroit une sentence d’un mois de prison pour avoir marché sur la voie electré du chemin de fer Michigan Central.

On vient d’apprendre que les deux prévenus auront aussi à répendre à deux accusations de vol avec effraction. Quelques jours avant leur arrestation, des établissements commerciaux dans les villages encerclant la Ville de Welland étaient enfoncés. Deux des propriétaires de ces magasins se firent enlever de fortes sommés.

Lors du l’arrestation des frères Isidore, l’un d’eux avait sur lui une somme de $25 en billets de banque et l’autre un montant de $35. Ces billets de banque étaient dissmulés dans la doublure de leurs habits. Les autorités de la poliice montréalaise sont en communication avec le chef de police de Welland et on espère pouvoir ramener imméditement les deux frères à Montréal pour subir leur procès dans l’affaire du vol au magasin S. McKinley.”

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“LES ISIDORE SONT ARRETES,” La Patrie. November 13, 1917. Page 03.

Condamnés à un mois de prison pour vagabondage à Welland Ont. Ils sont reconnus comme les évadés du bureau de la Sûreté de Montréal.

Rapport aux commissaires

Un télégramme du chef de police de Welland, Ontario, a été reçu ce matin au bureau de la Sûreté annoncent l’arrestation dans cette ville des frères Isidore qui s’étaient évadés de leur cellule au bureau de la Sûreté à Montréal. Les frères Isidore ont été arrêtés sous l’accusation de vagabondage et condamnés à un mois d’emprisonnement. On les reconnut par leur protographie qui avait été envoyée aux autoritées policières de toutes les villes du Canada.

Samuel et Lionel Isidore qui sont incriminés dans les attentats meurtriers et les vols commis au préjudice du bijoutier McKinley, s’étaient évadés en compagnie d’un jeune homme qui était accusé d’un cambriolage et qui occupait la même cellule qu’eux à la Sûreté.

Jeffrey ou Geoffroy ainsi qu’il nommerait en réalité, a été repris depuis à Saint-Hyacinthe. Ce matin, il a été condamné à subir son procès.

Lors de leur arrestation les Isidore avaient consenti à faire des aveux complets, incriminant une jeune femme du nom de Della Rivers dit Rivest et les nommés Moe Richstonne, Isidore Cohen et Joseph Tétrault qui furent subséquemment arrêtées. Ce matin ces prétendus complices ont été condamnés à subir leur procès. Quant aux frères Isidore ils seront ramenés à Montréal pour y subir leur procès. Le chef Campeau a fait rapport de leur arrestation au bureau des Commissaires. On sait que le commissaire Ross avait tenu à faire personnellement une enquête sur l’évasion des Isidore. Ces derniers étaient parvenus à s’échapper en sciant un barreau en fer.

En dépit de leur jeune âge – ils ont à peine une vingtaine d’années – les frères Isidore sont de redoubtables bandits au dossier des plus lourdement chargés. Nous avons déjà donné à plusieurs reprises le détail des audacieux vols accompagnés de tentatives de meurtre dont le bijoutier McKinley a été la victime.

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